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En l'absence de SSIAD/HAD


En l’absence de soins infirmiers à domicile ou d'hospitalisation à domicile, la coordination se fait directement entre la clinique ou l’hôpital d’une part, et les médecins et les para-médicaux libéraux installés en ville d’autre part.

Quelques avantages pour le patient

L’avantage de ce système est d’être présent sur tout le territoire français, ainsi que son caractère de proximité par rapport aux patients. Ces derniers en effet ont souvent tissé des liens avec les médecins, infirmiers, kinésithérapeutes… de leur quartier ou de leur village bien avant que des soins à domicile ne deviennent nécessaires.

Les inconvénients du système

On peut citer la non rémunération du temps de coordination effectué par les professionnels, en dehors des soins médicaux au sens strict : transmission des informations, élaboration d’un plan de soins commun, dossier commun des soins médicaux effectués au domicile, etc. C’est une des revendications des professionnels de la santé installés en libéral.

L’autre désavantage est, pour le patient, la nécessité de faire l’avance du paiement si le médecin ne pratique pas encore le tiers-payant, ce qui reste courant chez les paramédicaux.

Des systèmes mixtes

La mixité entre les différents intervenants est souvent la règle :
• associations de SAD travaillant avec des médecins libéraux ou des médecins hospitaliers exerçant dans des structures où l’HAD n’existe pas. Ces mêmes associations sont d’ailleurs souvent obligées, en raison d'une forte demande, de faire appel à des équipes para-médicales installées en libéral (infirmiers, kinésithérapeutes…).
• inversement, collaboration entre un hôpital qui gère un service d’HAD (fourniture de médicaments habituellement réservés à l’hôpital, de matériel…) avec des équipes de paramédicaux installés en libéral : c’est un cas fréquent en secteur rural.

Quel que soit le mode de coordination, s’il a une couverture sociale, le patient bénéficie du remboursement des soins à domicile par la Sécurité sociale et sa mutuelle, ou par la Sécurité sociale seule s’il est invalide ou pris en charge à 100 % pour une affection de longue durée.
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