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Conseils pratiques

Respect du traitement et des précautions d’emploi

• ne remplacez jamais le médicament qui vous a été prescrit par un autre médicament sans l’avis du médecin traitant, même si vous l’avez déjà pris auparavant ou qu’une personne de votre entourage vous le conseille ;
• n’augmentez pas et ne diminuez pas les doses d’un médicament sans en parler à votre médecin ;
• si l’ordonnance du médecin ne fait pas mention de l’horaire conseillé des prises ou des précautions d’emploi, consultez la notice du médicament ;
• en cas d’oubli d’un médicament, respectez les indications du médecin ou de la notice (en cas de doute, contactez votre médecin ou votre pharmacien) : selon les médicaments, la démarche à suivre est différente ;
• en cas de traitements multiples, vérifiez sur la notice des différents médicaments s’il n’y a pas de contre-indication à les prendre en même temps ;
• n’arrêtez jamais spontanément un traitement, même si les symptômes ont disparu ou si des effets secondaires apparaissent : consultez votre médecin ;

Prise des médicaments

• utilisez de l’eau pour avaler un médicament, et non une autre boisson (en particulier, évitez les jus de fruits qui peuvent diminuer l’efficacité de certains médicaments ou les rendre toxiques pour l’organisme) ;
• si les comprimés sont très secs, dans le cas par exemple de certains médicaments contre l’ostéoporose (biphosphonates), utilisez beaucoup d’eau pour les avaler et restez en position debout ;

Médicaments, plantes médicinales, compléments alimentaires

• demandez toujours conseil à votre médecin avant de consommer des extraits de plantes ou des compléments alimentaires : toute substance, même dite « naturelle », a des effets sur l’organisme, et peut être incompatible avec votre état de santé ou un de vos traitements ; les compléments vitaminiques peuvent également provoquer des surdosages ;
• évitez la prise de millepertuis, plante utilisée pour lutter contre des dépressions légères, simultanément à un autre traitement médicamenteux ; demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin traitant ;

Médicaments et alimentation

• ne consommez pas de pamplemousse (sous toutes ses formes) pendant les heures précédant la prise d’un médicament, voire, par prudence, pendant toute la durée d’un traitement ;
• les agrumes (citron, pamplemousse, orange) sont à éviter en cas de prise d’anti-inflammatoires ou d’aspirine : ils peuvent accentuer ou provoquer des brûlures d’estomac ou des reflux acides ; ces médicaments doivent être pris en milieu de repas ;
• ne consommez pas de calcium (produits laitiers) pendant les deux heures suivant la prise de biphosphonates, prescrits pour lutter contre l’ostéoporose ;
• limitez à une portion par jour la consommation d’aliments riches en vitamine K durant un traitement par anti-vitamines K, visant à fluidifier le sang (anti-coagulants) : épinards, différents types de choux, brocolis, laitue, tomate, avocat, abats… L’efficacité du traitement est moindre, aggravant le risque de formation de caillots dans les veines (thrombose) ;
• limitez la consommation de sel et de sucre si vous suivez un traitement à la cortisone ;
• ne consommez pas de sel ni de réglisse si vous suivez un traitement anti-hypertenseur ;
• ne consommez pas de café (ou de soda contenant de la caféine) ni de thé si vous suivez un traitement aux fluoroquinolones (antibiotiques utilisés notamment pour traiter les infections urinaires) : l’élimination de la caféine se fait mal, avec un risque de surdosage, entraînant palpitations, tremblements, sueurs, hallucinations ; il en est de même pour la théophylline (anti-asthmatique) qui a les mêmes effets que la caféine.

Chez le médecin

• adoptez une attitude active : demandez des explications sur le traitement, son objectif, les contre-indications, les effets secondaires, l’horaire conseillé pour la prise du traitement ;
• il est indispensable de signaler à son généraliste, aux médecins spécialistes et à son pharmacien tous les traitements prescrits par les uns et les autres, les médicaments pris en automédication, ainsi que les compléments alimentaires éventuels (vitamines, extraits de plantes, etc.) ;
• signalez tout problème digestif au médecin (généraliste ou spécialiste) afin d’adapter le traitement si nécessaire ;

Acheter ses médicaments

• les médicaments génériques peuvent vous être proposés par le pharmacien si le médecin n’a pas précisé de contre-indication ; pour une même efficacité, ils reviennent moins cher à l’assurance maladie, à votre mutuelle (ou à vous-même si vous n’avez pas de mutuelle) ;
• n’achetez jamais de médicament, d’extrait de plantes ou de complément alimentaire sur Internet : il peut s’agir d’un faux, d’un médicament ou d’une substance sous dosée ou sur dosée, d’une présentation (forme galénique) inadaptée ;
• faites-vous prescrire les médicaments sans ordonnance par votre médecin, pour vérifier qu’ils sont compatibles avec votre état de santé et vos traitements ; leur coût sera également moins élevé ;
• si vous achetez exceptionnellement des médicaments sans ordonnance sans passer par votre médecin, demandez les prix des différentes marques et des médicaments génériques au pharmacien ; les médicaments en libre service ne sont généralement pas les moins chers ;
• pour des traitements longs, demander un conditionnement en grandes quantités : le coût est moins élevé pour l’assurance maladie, les mutuelles… et vous-même (la franchise s’applique sur chaque boîte).

Ranger ses médicaments

• conservez vos médicaments dans leur boîte avec la notice ;
• triez régulièrement votre armoire à pharmacie et rapportez chez un pharmacien les médicaments périmés ;
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Lire systématiquement la notice du médicament, pour éviter notamment les interactions avec certains aliments. D’éventuels effets secondaires doivent être signalés au médecin dès leur apparition.
La consommation de tabac, outre les risques majeurs qu’elle entraîne (cancers, problèmes cardio-vasculaires), a des effets négatifs sur l’efficacité et la bonne élimination de certains médicaments.
L’alcool est incompatible avec de très nombreux médicaments, notamment ceux qui diminuent la vigilance : anxiolytiques, analgésiques, antitussifs à base de codéine ou de tramadol, neuroleptiques, certains antidépresseurs et certains antiallergiques (consultez la notice). Il accentue la somnolence, réduit les réflexes, entraînant des risques importants d’accidents lors de la conduite automobile et de chutes. En présence d’un traitement aux anti-inflammatoires (de type ibuprofène) ou à l’aspirine, l’alcool peut provoquer des brûlures d’estomac ou des reflux acides.