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Les médicaments, coment ça marche ?

Le parcours du médicament

L’action d’un médicament sur l’organisme se fait selon un parcours complexe qui comprend une succession d’étapes :

• l’absorption du médicament, qui peut se faire selon différentes voies : absorption par la bouche (comprimés ou gélules avalés) ; absorption sub-linguale (comprimé fondant lentement sous la langue) ; inhalation (absorption dans les poumons via la respiration) ; voie rectale (suppositoires) ; injections de différentes sortes (intraveineuse, intramusculaire, sous-cutanée, transdermique) ;

• sa diffusion dans les tissus composant le corps, grâce à la circulation sanguine ; différents mécanismes sont à l’œuvre : certains médicaments font l’objet d’une transformation par le foie qui leur permet de devenir actifs ou d’être mieux diffusés ; certains médicaments comme les anti-arthrosiques « de fond » sont stockés dans les tissus osseux puis libérés progressivement pendant une longue période ;

• son action sur les tissus : action recherchée sur certains tissus, qui correspond à l’action bénéfique du médicament ; action également sur d’autres tissus, provoquant les effets secondaires ;

• l’élimination du médicament, grâce au foie ou aux reins ; cette étape est essentielle pour éviter l’accumulation de substances pouvant s’avérer toxiques. Elle se fait progressivement, la prescription prenant ce phénomène en compte pour maintenir en permanence une quantité optimale du médicament dans le sang. L’élimination devient plus difficile avec l’avancée en âge, en raison du nombre souvent élevé de traitements médicamenteux, et d’une moindre efficacité du fonctionnement du foie et/ou des reins.

Ce parcours dans l’organisme peut aux différentes étapes connaître des difficultés qui peuvent nuire à l’efficacité du médicament, aggraver ses effets secondaires ou entraver son élimination, ce qui présente des risques de toxicité.

Le rôle des rythmes biologiques

Le fonctionnement de l’organisme est régi par différentes horloges internes, qui régulent notamment les cycles hormonaux. Les risques liés à certaines maladies sont pour cette raison aggravés à certains moments de la journée :
• chez les asthmatiques, le risque de crise est plus élevé vers 4 heures du matin, moment où le système anti-allergique fonctionne au ralenti ;
• les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont plus fréquents vers dix heures du matin, lorsque le sang est plus visqueux ;
• les perforations dues aux ulcères se déclenchent plus fréquemment en fin d’après-midi.

L’efficacité ou le risque d’effets secondaires de certains médicaments sont également liés au moment de la journée où ils sont pris :
• les anti-inflammatoires sont plus efficaces s’ils sont pris le matin, mais moins bien tolérés ;
• certains antibiotiques ou traitements anti-cancéreux déclenchent des diarrhées s’ils sont pris à certains moments de la journée ;
• les corticoïdes sont plus efficaces le matin car leur effet se cumule avec le pic naturel de cortisol ;
• l’aspirine ne devrait pas être prise à midi, contrairement à certaines habitudes.

Il est donc impératif de respecter les horaires de prise des médicaments indiqués par le médecin sur l’ordonnance ; s’ils n’ont pas été précisés, vérifier sur la notice du médicament si certains horaires sont conseillés ou déconseillés.

Les médicaments génériques

Il s’agit de médicaments dont le brevet est tombé dans le domaine public et qui peuvent ainsi être fabriqués et commercialisés par tous les laboratoires pharmaceutiques, et non plus uniquement par leur « inventeur ». Leur prix est sensiblement inférieur à celui du médicament d’origine. En France, leur introduction et leur prescription a été dans un premier temps relativement lente, malgré les encouragements officiels visant réduire le coût du remboursement des médicaments pour l’assurance maladie.

Ces médicaments sont de même qualité que les médicaments d’origine, dans la mesure où il s’agit de la même molécule active. Il peut cependant exister des différences au niveau de la « forme galénique », c’est-à-dire de leur présentation et de la façon dont les principes actifs sont libérés. Actuellement, les laboratoires tendent à produire des médicaments ayant la même forme galénique que l’original.

Si un générique existe, le pharmacien a la possibilité de remplacer le médicament prescrit par le médecin par le médicament générique. Un patient refusant le remplacement du médicament ne peut plus bénéficier du tiers payant, et doit donc faire l’avance des frais avant remboursement par l’assurance maladie ; cette mesure vise à encourager l’usage des génériques, beaucoup moins coûteux pour l’assurance maladie.
Dans certains cas précis, le médecin peut préciser sur l’ordonnance qu’un médicament générique ne peut être substitué au médicament prescrit.
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Définition d’un médicament (Organisation mondiale de la santé-OMS) : « Toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies, ou pouvant être administrée en vue d’établir un diagnostic ou de restaurer, corriger ou modifier un fonctionnement physiologique en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique. »