 Les difficultés de la relation aidant-aidé |
Ce texte a été rédigé sur la base d’une conférence de Josette Gombert, psychologue à l’Irips, animatrice d’un groupe de parole d’aidants organisé par l’association A3. La problématique abordée concerne tout particulièrement la maladie d’Alzheimer, mais également, à des degrés divers, les autres pathologies entraînant une dépendance psychique et/ou physique.
Faute de termes plus appropriés, on appelle « aidé » la personne en perte d’autonomie physique ou psychique, qui nécessite l’aide, généralement quotidienne, d’une personne de son entourage proche (conjoint, enfant, autre membre de la famille ou proche) ; celle-ci est appelée aidant principal, aidant familial ou encore aidant naturel, pour la différencier des aidants professionnels, généralement abrégé en « aidant » tout court.
Dans ce contexte, on parle de couple aidant-aidé, quel que soit le lien de parenté (qui peut être absent dans certains cas) : c’est la relation d’aide qui est à la base de ce « couple ».
La relation au sein du couple aidant-aidé génère des sentiments complexes, qui peuvent contribuer à fragiliser la santé psychologique et physique de l’aidant. Celui-ci doit toujours être attentif aux risques d’épuisement physique et moral liés à la situation d’aide, qui peuvent le rendre moins efficace dans son action quotidienne et mettre sa propre santé en danger.
Il sera donc important pour l’aidant, dans son intérêt comme dans celui de l’aidé, de pouvoir prendre un certain recul et de se ménager des temps de répit, afin d’alléger la tension suscitée par cette relation et d’éviter d’aller jusqu’à l’épuisement.
Mise en ligne : 18 août 2010. |
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