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 Les apnées du sommeil |
Elles se caractérisent par des arrêts de la respiration au cours de la nuit, durant plus de 10 secondes, et pouvant être très fréquents (plus de dix par heure de sommeil, jusqu’à plusieurs centaines par nuit). Ils entraînent des micro-réveils, de très courte durée, souvent sans que la personne ne s’en rende compte : elle ne se plaint donc généralement pas de son sommeil. Des ronflements très sonores sont associés à ces phénomènes ; on peut parfois également observer une transpiration abondante, des levers fréquents au cours de la nuit pour se rendre aux toilettes.
Elle peut être causée par différents mécanismes : • apnée dite obstructive : les voies aériennes supérieures sont obstruées, les muscles du pharynx étant relâchés, empêchant l’air de pénétrer dans les poumons ; • apnée dite centrale : plus rare, elle est causée par des ordres inappropriés envoyés par le cerveau ; • apnée dite mixte, quand les deux mécanismes sont associés.
L’apnée du sommeil est favorisée par le surpoids ou l’obésité, certaines morphologies du visage, la consommation de tabac et d’alcool, la prise de certains médicaments (somnifères, tranquillisants).
Outre son impact sur la qualité de vie (fatigue, somnolence, maux de tête, irritabilité, baisse de la libido), l’apnée du sommeil provoque une carence en oxygène qui peut entraîner une hypertension artérielle, des troubles cardiaques ou des pathologies cérébrales (troubles de l’attention et de la mémoire, pseudo-démence), un diabète de type 2 ; elle multiplie le risque d’accident vasculaire cérébral par deux ou trois, en fonction de sa gravité.Une adaptation des habitudes de vie est toujours nécessaire, et peut suffire dans les formes légères pour obtenir une amélioration : • perdre du poids en cas de surpoids ou d’obésité (voir notre dossier sur La nutrition) ; • ne pas consommer d’alcool le soir ; • ne pas fumer ; • ne pas utiliser de tranquillisants ou de somnifères (l’arrêt d’un traitement en cours doit bien sûr se faire sous le contrôle du médecin traitant) ; • éviter de dormir sur le dos.
Si les apnées du sommeil sont plus importantes, plusieurs méthodes peuvent être utilisées : • la ventilation spontanée en pression positive continue (PPC), consistant à utiliser pendant la nuit un masque relié à un système de pression, qui envoie de l’air lorsque l’on est en apnée ; cette technique est très efficace et est prise en charge par l’assurance maladie ; • le port pendant la nuit d’un appareillage modifiant la position de la mâchoire, qui facilite le passage de l’air (orthèse d’avancée mandibulaire), éliminant les ronflements ; elle est prescrite en présence d’apnées peu nombreuses, ou chez des patients supportant mal la PPC, ou encore en alternance avec celle-ci ; les résultats, notamment à long terme, de cette méthode ne sont pas établis, et le dispositif n’est pas pris en charge par l’assurance maladie ; • la chirurgie, dans certains cas précis. |
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Le syndrome des apnées obstructives du sommeil (SAOS) affecte environ 4 % des hommes et 2 % des femmes, soit environ 2,5 millions de personnes ; il est plus fréquent après 50 ans, et concerne 32 à 47 % des personnes de plus de 70 ans. Il entraîne l’apparition d’une forte somnolence durant la journée. Les personnes souffrant de diabète de type 2 ont un risque accru d’apnées du sommeil, qui aggravent à leur tour la maladie : le dépistage et le traitement sont donc particulièrement importants chez ces patients. Les ronflements sont le symptôme le plus facilement repérable des apnées du sommeil, mais ne lui sont pas forcément liés. Dans ce cas, ils ont un impact limité sur le sommeil de la personne qui en souffre (contrairement au conjoint, qui pourra dans les cas extrêmes être contraint de choisir entre des bouchons d’oreille ou faire chambre à part !). Ils peuvent être accentués par l’avancée en âge, en raison de l’assouplissement du muscle de la langue, qui, avec le relâchement de la luette, obstrue le fond de la gorge, surtout en position couchée sur le dos. Les produits vendus en pharmacie sont inefficaces. Il est conseillé d’adopter une position sur le côté ou sur le ventre ; si l’on n’y arrive pas spontanément, un appareillage très dissuasif porté durant la nuit permet d’interdire la position sur le dos.
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