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La prise en charge de l'incontinence d'urgence

Les possibilités de traitement de ce type d’incontinence sont moins nombreuses que pour l’incontinence d’effort.

Les traitements médicamenteux

Ils reposent sur le mécanisme de déclenchement des contractions de la vessie, dans lequel intervient un neuro-transmetteur (substance transmettant les influx nerveux entre les neurones), l’acétylcholine. Certains médicaments fréquemment utilisés (anti-cholinergiques) bloquent partiellement les récepteurs de cette substance, réduisant ainsi son efficacité et limitant les contractions de la vessie.

Les résultats de ces traitements sont variables et des effets secondaires parfois gênants peuvent survenir : sécheresse de la bouche, constipation, vision floue, somnolence… De nouveaux médicaments présentant moins d’effets secondaires sont actuellement développés.

Des médicaments anti-spasmodiques sont également utilisés.

La rééducation comportementale

Encore peu répandue en France par rapport à d’autres pays, elle permet de réapprendre des comportements adaptés en corrigeant certains mécanismes qui se sont déréglés : l’appréhension face à la survenue des épisodes d’incontinence pousse souvent à se rendre trop fréquemment aux toilettes, ce qui perturbe la régulation « normale » des mictions.

Il sera recommandé de boire suffisamment (entre 1,5 et 2 litres par jour), sans se restreindre, ce qui entraîne une déshydratation chronique et des perturbations de l’élimination urinaire. Les mictions seront progressivement espacées, en se retenant volontairement quelques minutes de plus, pour atteindre dans l’idéal un intervalle de 3 à 4 heures et des volumes évacués plus importants. L’utilisation du calendrier mictionnel permet de repérer les comportements inadaptés et de mesurer les améliorations rendues possibles par la rééducation.

Cette technique, basée sur une meilleure gestion du stress et de la fréquence des mictions, est effectuée avec l’aide d’un professionnel et donne de très bons résultats. Elle est souvent associée au traitement médicamenteux.

Si le patient suit un traitement médicamenteux ayant des effets diurétiques (favorisant l’élimination des urines), l’adaptation des heures de prise des médicaments est également utile.

La rééducation musculaire

Le renforcement des muscles intervenant dans le contrôle de la miction peut jouer un rôle pour permettre de mieux « se retenir », comme dans le cas de l’incontinence d’effort : rééducation périnéale avec un kinésithérapeute, électro-stimulation (après un bilan complémentaire), etc. (voir cette rubrique pour plus de détails)

La toxine botulique

L’utilisation de cette substance « paralysante », mieux connue pour ses applications esthétiques, permet de limiter les contractions de la vessie. Elle nécessite un bilan approfondi et se fait par injection dans la vessie, qui doit être renouvelée tous les 6 à 9 mois en moyenne. L’utilisation au quotidien de sondes urinaires est nécessaire dans la majorité des cas.

La neuromodulation sacrée

Cette méthode peut être tentée en cas d’échec des autres prises en charge. Elle consiste à implanter une électrode au niveau de la moelle épinière, afin de mettre au repos les nerfs sacrés, impliqués dans la contraction de la vessie ; elle est parfois comparée au pacemaker utilisé dans le cadre de troubles cardiaques. L’implantation est faite sous anesthésie locale, de manière provisoire, afin de tester l’efficacité de l’intervention, en comparant les calendriers mictionnels avant et après l’opération. Si elle s’avère efficace, une intervention sous anesthésie générale est réalisée pour implanter durablement une électrode (pour 5 ans environ, soit la durée de vie de la pile), avec une visite de contrôle annuelle. Cette technique entraîne des améliorations sensibles dans 50 à 60 % des cas.

Les ballonnets péri-urétraux

Ils sont implantés par intervention chirurgicale légère autour de l’urètre près de la vessie. Ils compriment l’urètre sans l’obstruer et facilitent ainsi le contrôle des mictions.
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Pour espacer les mictions et augmenter le volume des urines dans le cadre d’une rééducation comportementale, quelques conseils pour vous aider à « tenir bon » quelques minutes de plus :
rester immobile, de préférence assis ; vous pouvez placer une serviette roulée sur le siège avant de vous asseoir, de manière à soutenir le plancher pelvien ;
contracter puis relâcher plusieurs fois le périnée ;
• fermer les yeux et essayer de se concentrer sur autre chose.
Ne pas oublier de boire suffisamment (un litre et demi par jour, toutes boissons confondues), en évitant le café, l’alcool, les sodas à base de cola.
Eviter d’aller aux toilettes « préventivement », sauf au moment de se coucher.
Les améliorations dues à cette rééducation peuvent être freinées par différents facteurs : état de fatigue, rhume, infection urinaire, émotions ou anxiété, temps humide ou froid. Ne vous découragez pas !