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pixel vide accueil >> Comprendre le vieillissement >> La prise en charge de l'incontinence >> Le rôle du médecin généraliste
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Le rôle du médecin généraliste

S’il est votre médecin traitant dans le cadre du parcours de soin, il est nécessairement votre premier interlocuteur avant une éventuelle orientation vers un spécialiste. N’hésitez pas à lui parler franchement de vos problèmes d’incontinence, son rôle est de vous aider. Expliquez-lui clairement les troubles que vous subissez, leur nature et leur fréquence. Il vous donnera éventuellement un calendrier mictionnel à remplir sur trois journées consécutives, dans lequel vous noterez l’heure des mictions, des fuites (en distinguant les fuites minimes des fuites plus importantes) et des envies urgentes. Il pourra ainsi distinguer une incontinence d’effort d’une incontinence d’impériosité.

Il vous questionnera sur vos habitudes de vie et vous donnera éventuellement des conseils pour les adapter : consommation de thé, de café, de bière, d’alcool en général (favorisant les contractions de la vessie), heures de prise des boissons.

Il pourra détecter un éventuel auto-conditionnement psychologique, par exemple suite à un incident traumatisant lié à l’incontinence, qui peut entretenir le problème même si celui-ci n’a pas de cause objective.

L’examen clinique lui permettra de détecter d’éventuelles causes anatomiques : descente d’organes, atrophie suite à la ménopause, etc.

Il pourra repérer l’impact de certains médicaments (contre l’hypertension artérielle par exemple) sur les problèmes d’incontinence, vous donner des conseils sur les horaires auxquels les prendre et/ou adapter votre traitement.

Il pourra diagnostiquer une infection urinaire à l’origine de troubles passagers. Il prescrira si nécessaire un bilan uro-dynamique afin de déterminer la nature des troubles.

En cas de besoin, il vous orientera vers un urologue, médecin spécialiste des troubles urinaires.
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Evaluer la gêne
Il existe un certain nombre de questionnaires visant à évaluer l’impact des troubles urinaires sur la qualité de vie. Ils peuvent permettre au patient lui-même de prendre conscience de l’impact réel sur sa vie quotidienne, parfois sous-estimé. Ils sont également utiles aux médecins pour évaluer l’intérêt de proposer un traitement au patient, et d’évaluer les résultats de celui-ci une fois qu’il a été mis en route.
Ces questionnaires doivent être validés scientifiquement. Ils sont souvent d’origine anglo-saxonne, et ne sont pas tous traduits et validés en français.
Le questionnaire Ditrovie concerne l’incontinence d’urgence ; il comprend 24 questions mais existe aussi en version courte de 10 questions. Le questionnaire Contilife concerne les deux types d’incontinence.
Le calendrier mictionnel
Il permet de repérer la fréquence des mictions, des envies impérieuses d’uriner (urgences), et des fuites, en distinguant les fuites minimes et les fuites importantes. Pendant 3 journées consécutives, le patient doit noter l’heure de chacun de ces évènements.