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L'incontinence chez la personne âgée

Sa fréquence augmente avec l’âge, le degré de dépendance, l’isolement affectif et social, et la présence de symptômes dépressifs. En établissement d’accueil, elle touche presque une personne sur deux.

Il s’agit généralement d’une incontinence d’impériosité : la personne âgée n’a pas le temps d’atteindre les toilettes. Elle est aggravée par les difficultés de déplacement, de déshabillage, et une mauvaise accessibilité des toilettes. Chez les personnes vivant à leur domicile, elle entraîne une limitation des sorties à l’extérieur, par peur des incidents. Son retentissement psychologique (état dépressif, isolement) génère un véritable cercle vicieux de l’incontinence, qui peut accélérer un placement en établissement d’accueil. La qualité de vie de l’entourage est également altérée.

Une prise en charge adaptée améliore la situation chez une personne sur deux, avec une guérison complète chez une personne sur quatre. Les facteurs associés doivent également être pris en charge (infection urinaire, vidange incomplète de la vessie, constipation, hypertrophie de la prostate chez les hommes, associations de médicaments).

Conseils pratiques pour les plus âgés

• les couches-culottes sont formellement déconseillées, car elles découragent la personne et l’entourage du recours aux toilettes, et contribuent à dérégler les mécanismes urinaires ; de plus, elles favorisent une vidange incomplète de la vessie, entraînant des infections urinaires ; des protections légères sont préférables ;

• le recours aux toilettes doit être facilité : vêtements faciles à enlever, accès facile (éclairage, barre d’appui), utilisation d’une chaise d’aisance ou d’un pistolet la nuit ;

• la sensation de soif diminuant avec l’avancée en âge, encourager la personne âgée à boire souvent en petites quantités, laisser à sa disposition une bouteille d’eau ;

• entourer et soutenir psychologiquement la personne souffrant de troubles d’incontinence ;

• favoriser l’hygiène intime et la lutte contre la constipation.
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Comment réagir en cas d’envies nocturnes ?
Si leur fréquence est normale (une à deux fois par nuit), il est préférable de se soulager, sauf si l’on a du mal à se rendormir après et que l’on se retient sans difficulté. Les personnes sujettes à des infections urinaires ne doivent en revanche pas se retenir.
Si cela arrive plus souvent, adaptez si nécessaire votre comportement : limitez la prise de boissons en fin d’après-midi et le soir, évitez thé, café et boissons gazeuses, allez systématiquement aux toilettes avant le coucher. Si vous suivez un traitement médicamenteux, vérifiez auprès de votre médecin si il peut jouer un rôle et à quelle heure il est recommandé de le prendre.