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L'incontinence d'urgence

Elle est également appelée incontinence d’impériosité, en référence au besoin impérieux d’uriner qui l’accompagne et qui ne laisse pas le temps d’aller aux toilettes pour se soulager. Les mictions sont plus fréquentes que la normale (plus de 7 fois dans la journée, et deux fois ou plus la nuit).

Elle est la conséquence d’une instabilité de la vessie (instabilité vésicale, ou encore vessie hyperactive, vessie irritable) : celle-ci se contracte trop souvent et à des moments inappropriés, entraînant l’évacuation de l’urine malgré les efforts faits pour se retenir. Elle peut aussi être liée à une instabilité des sphincters qui se relâchent spontanément pendant un intervalle très court, provoquant une poussée de la vessie et une sensation de besoin.

L’envie d’uriner apparaît ou augmente soudainement et de manière très intense, souvent renforcée par des circonstances précises :
• au moment de rentrer chez soi, sur le pas de la porte, au moment où l’on met la clé dans la serrure : des facteurs psychologiques entrent en jeu, le cerveau anticipant le moment du soulagement ;
• en présence d’eau qui coule : quand on fait la vaisselle, quand on prend sa douche, quand on entend le bruit de l’eau…

L’incapacité à se retenir entraîne alors des fuites beaucoup plus importantes que dans le cas de l’incontinence d’effort, obligeant généralement à changer de vêtements.

Les causes de l’incontinence d’urgence

Il est fréquent qu’aucune cause précise ne puisse être attribuée à ce phénomène, en dehors des facteurs psychologiques déjà mentionnés, ou d’un état psychologique général fragilisé (état dépressif, surmenage, conflits relationnels, familiaux ou au sein du couple).

Parfois, des infections urinaires en sont à l’origine, généralement associées à des douleurs lors de la miction, ce qui permet de les repérer. En revanche, avec l’avancée en âge, ces infections peuvent ne plus être douloureuses.

La consommation de substances excitantes pour la vessie joue également un rôle : tabac, alcool, consommation excessive de thé ou de café.

Le vieillissement du système nerveux peut également provoquer ce type d’incontinence, les mécanismes contrôlant le processus étant très sophistiqués : le circuit des influx nerveux involontaires relâchant les sphincters se déclenche au mauvais moment, alors que l’on ne se trouve pas dans les conditions propices pour se soulager.

Les troubles neurologiques associés à certaines maladies (maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, sclérose en plaques, accidents vasculaires cérébraux, diabète) ont le même type d’effets, avec un caractère plus prononcé. Le traitement précoce de ces pathologies, quand il est possible, permet de limiter le risque de troubles urinaires.

Certains médicaments peuvent entraîner une incontinence urinaire : psychotropes, anti-histaminiques, anti-hypertenseurs...

Les risques de complications

Si elle n'est pas traitée, l'incontinence urinaire liée à une vessie hyperactive a non seulement des répercussions importantes sur la qualité de vie des patients, mais aussi des conséquences sur le plan médical, notamment en augmentant le risque d'infections urinaires. Ces conséquences peuvent s’étendre aux voies urinaires supérieures, jusqu’aux reins : extension des infections aux reins ; néphropathie de reflux, la pression persistante exercée par la vessie pouvant entraîner un reflux de l'urine vers le rein, avec risque d'insuffisance rénale chronique.

Une prise en charge médicale est donc indispensable, à la fois pour améliorer la qualité de vie et limiter les risques de perte d’autonomie, et pour éviter des complications potentiellement sérieuses.
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L’hypertension artérielle n’entraîne pas par elle-même de problèmes d’incontinence. Elle peut cependant avoir un impact de deux manières :
- en cas d’accident vasculaire cérébral touchant la zone de contrôle de la vessie ;
- par la prise de médicaments anti-hypertenseurs à effet diurétique (stimulant l’élimination urinaire).