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L'incontinence d'effort

Elle est de loin la plus fréquente chez les femmes jeunes, mais reste répandue chez les femmes plus âgées, isolée ou sous forme d’incontinence mixte (associée à l’incontinence d’urgence).

Une pression mécanique sur la vessie

Ce type d’incontinence se manifeste à l’occasion d’une forte contraction des muscles de l’abdomen (ventre), qui exercent une pression sur la vessie. Cette contraction peut être due à un effort important (montée d’escaliers, port d’objets lourds, comme des sacs très chargés, nécessité de courir, parfois simplement se mettre debout), mais aussi lorsque l’on tousse, lorsque l’on éternue ou quand on est pris d’un fou-rire.

Si les sphincters se relâchent involontairement ou que les muscles du périnée ne sont pas assez efficaces (défaillance musculaire), une petite émission d’urine se produit (quelques gouttes en général, parfois plus importante). Ce phénomène se produit sans que le besoin d’uriner ait été ressenti. Il ne se produit pas la nuit, en l’absence d’efforts physiques.

Les facteurs de risques

L’incontinence d’effort est favorisée par les facteurs qui réduisent l’efficacité des muscles, notamment ceux qui contribuent à la fermeture de la vessie :
• les facteurs liés aux grossesses : l’absence de rééducation périnéale ; leur nombre ; le poids des nouveau-nés à la naissance (supérieur à 4 kilogrammes) ; l’utilisation de forceps ;
• une intervention chirurgicale sur le petit bassin ;
• la ménopause, qui entraîne une diminution de la force des muscles.

Interviennent également les facteurs qui augmentent les pressions s’exerçant sur la vessie :
• la pratique de sports exigeant des efforts intenses (les sports comme la course à pied ou le tennis n’entrent pas dans cette catégorie) ;
• le surpoids ou l’obésité, la graisse abdominale exerçant une pression sur les organes et la vessie ;
• la constipation ;
• la toux, surtout si elle a un caractère chronique (permanent).

Des moyens de prévention

Il est possible de limiter les facteurs de risques, surtout lors des grossesses : la rééducation périnéale après l’accouchement est indispensable pour éviter l’installation d’une incontinence permanente. En effet, si l’incontinence persiste 6 mois après l’accouchement, il y a un risque important de la subir tout au long de sa vie.

La surveillance du poids et la mise en place d’une alimentation équilibrée, est indispensable afin d’éviter une évolution vers le surpoids ou l’obésité (voir notre dossier sur La nutrition).

La prise en charge de la constipation ou de la toux chronique permet également d’améliorer la qualité de vie.
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