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Retrouver ou conserver un poids normal

Il s’agit généralement de l’objectif principal de la prise en charge : dans 8 cas sur 10, le patient diabétique de type 2 est obèse ou en surpoids. Le pancréas produisant encore de l’insuline, en quantité réduite, la perte de poids suffit souvent à équilibrer le diabète.

La limitation de l’apport calorique sera donc essentielle. Elle ne doit pas être conçue comme un « régime » à durée limitée dans le temps, mais comme une adaptation durable de l’alimentation, conforme aux recommandations valables pour tout un chacun. Elle devra être accompagnée d’une bonne hygiène de vie, qui permettra de bien s’adapter à ces changements (bien dormir, éviter le stress, poursuivre des activités et des contacts sociaux gratifiants, pratiquer un exercice physique modéré mais régulier) et d’en renforcer les effets (en particulier grâce à l’exercice physique).

Les changements devront être progressifs, afin de ne pas entraîner de fatigue particulière et d’être bien acceptés psychologiquement, leur permettant ainsi de s’installer dans la durée.

Les besoins de l’organisme

Le corps utilise de l’énergie pour ses fonctions vitales (métabolisme basal) : respiration, circulation du sang, régulation de la température corporelle, digestion… Ces besoins correspondent à 1 600 kcalories en moyenne, mais ils sont plus élevés pour les hommes que pour les femmes, et tendent à diminuer avec l’âge : - 10 à – 15 % de 50 à 60 ans, - 15 à – 20 % de 60 à 70 ans, - 20 à – 30 % au-delà de 70 ans.

L’activité physique, même modérée (marche quotidienne, ménage, jardinage…) augmente ces besoins : elle permet donc, à apport calorique constant, de consommer davantage de calories, et donc de perdre du poids. Elle a bien sûr de nombreux autres effets bénéfiques pour l’organisme, particulièrement chez le diabétique.

Les calories inutiles ou dangereuses

La limitation de la quantité de calories apportées par l’alimentation se fait de façon efficace en restreignant les sources de sucres rapides et de graisses nocives pour la santé. La consommation de graisses même de bonne qualité sera également contrôlée, grâce à des modes de cuisson sans matière grasse et des assaisonnements allégés par vos soins (sauces au yaourt ou fromage blanc, vinaigrettes mi-huile mi-eau, assaisonnements au citron, aux herbes, etc.). La quantité de sucres lents doit également être adaptée à vos besoins. Parlez-en avec votre médecin, votre diabétologue ou votre nutritionniste.

La sensation de faim

L’alternance des sensations de faim et de satiété est le pilier d’une alimentation équilibrée : elles sont des signaux indiquant que le corps a besoin de s’alimenter, puis que la prise alimentaire est suffisante. Si ce rythme fonctionne correctement, les besoins de l’organisme sont couverts sans excès et le poids reste stable.

Les mauvaises habitudes alimentaires vont en revanche perturber ce cycle, entraînant le plus souvent une prise de poids : repas sautés, grignotage en dehors des repas, abus d’aliments sucrés ou gras, etc. Un apport excessif de calories sur une période prolongée perturbera également la sensation de faim. Pour rétablir ce mécanisme, il sera donc nécessaire de surveiller le type d’aliments consommés, leurs quantités, mais également la régularité de l’alimentation.

La surveillance de l’amaigrissement

Une surveillance mensuelle par le médecin est indispensable : la perte de poids sera évaluée par la pesée et les mensurations. La vitesse de perte de poids est particulièrement importante à surveiller : elle peut être très rapide au départ, mais se fait ensuite par palier. Il est important de ne pas se démotiver à ce moment-là, et de ne pas se fixer des objectifs trop ambitieux à court terme, les résultats devant être évalués sur le long terme : une perte de 500 grammes à un kilogramme par semaine est un rythme suffisant.

Une fois que le poids fixé avec le médecin est atteint, un régime de stabilisation est mis en place, afin d’éviter la reprise de poids : après une période de restriction, tout aliment superflu sera stocké par le corps sous forme de graisses de réserve. La durée de cette phase de stabilisation est de l’ordre de 8 à 12 semaines, et sert à réintroduire progressivement les aliments proscrits au départ.
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Les besoins des personnes âgées
• les besoins énergétiques : ils sont de 25 à 30 kcalories par kilogramme de poids et par jour, selon l’activité physique, soit de l’ordre de 2 000 kcalories chez l’homme et 1 800 chez la femme ; il y a risque de dénutrition en dessous de 1 500 kcalories.
• les besoins en protéines : au moins 60 grammes par jour ;
• les besoins en glucides : environ 250 grammes par jour ;
• il est nécessaire d’augmenter les apports en calcium (prévention de l’ostéoporose, et donc des risques de fractures, de chutes et de dépendance) et en fibres (favorisant le bon fonctionnement du système digestif).