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 La dénutrition : grand âge, maladies, niveau de vie |
Dans certains cas, on constate de réels phénomènes de malnutrition ou de dénutrition, qui peuvent faire courir des risques sérieux s’ils se prolongent. Des complémentations ponctuelles pourront être prescrites par le médecin traitant, mais ne pourront venir qu’en appoint d’un rééquilibrage de l’alimentation.
Avec l’avancée en âge, l’appétit a tendance a diminuer, et l’on constate des modifications du goût, ainsi que la sensation de soif. Les risques de carences en protéines (attrait moindre pour la viande) et de déshydratation devront être pris au sérieux, et un contrôle régulier du poids sera réalisé par le médecin traitant afin de détecter un éventuel amaigrissement.
Les situations de précarité ou de revenus insuffisants rendent plus difficile l’accès à une alimentation équilibrée. Rappelons en particulier qu’en France, 20 % des retraités vivent en dessous du seuil de pauvreté. Il existe cependant des solutions pour se nourrir correctement avec un petit budget : acheter des fruits et légumes de saison (moins chers, et qui peuvent l’être encore moins en fin de marché) ; faire la cuisine soi-même, même simplement, au lieu d’acheter des produits industriels à faible valeur nutritionnelle et dont le prix au kilo est souvent élevé ; ne pas hésiter à utiliser des conserves (légumes, fruits au sirop, sardines ou saumon) ou des surgelés (légumes, poissons peu onéreux comme le colin, le maquereau, le saumon) ; alterner les sources de protéines (jambon blanc, filet de poulet, poissons, œufs, protéines végétales apportées par les féculents et les légumes secs combinés dans un même repas..), etc.
Certains troubles ou maladies peuvent également provoquer dénutrition ou carences. Les cancers entraînent parfois un amaigrissement rapide qui s’effectue aux dépens des muscles. Certains troubles cutanés, comme les escarres, nécessitent un bon apport de protéines et de sels minéraux pour assurer une bonne vascularisation et favoriser la cicatrisation. Des intolérances alimentaires (au gluten, au lait) risquent d’entraîner des carences.
Les états dépressifs, qui s’accompagnent d’un moindre goût de vivre et d’un ralentissement des activités, conduisent parfois à adopter une alimentation insuffisante en quantité et mal équilibrée. L’isolement géographique (difficultés pour faire les courses) ou affectif peut avoir les mêmes conséquences : l’absence du côté convivial de l’alimentation peut faire perdre l’habitude de préparer les repas et de se mettre à table, au risque de très mal s’alimenter. |
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