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Que faut-il en penser ?

Après avoir comparé 140 produits, la CLCV (association Consommation, logement et cadre de vie) a conclu que « non seulement les preuves de leur utilité sont extrêmement faibles, mais une utilisation excessive peut avoir des effets néfastes sur la santé ». Dans la plupart des cas, l'AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) émet également plus d’avis négatifs que positifs sur les produits testés.

Prévenir les maladies par suppléments alimentaires

Aucun argument scientifique ne permet de justifier la prise de suppléments alimentaires pour prévenir le cancer (hors prescription médicale). Il faut même être prudent sur l'utilisation de fortes doses de suppléments, notamment chez les fumeurs et les sujets à risques.

Inutiles ou même dangereux ?

De récentes études remettent sérieusement en question les effets protecteurs des anti-oxydants (vitamines et minéraux), pris seuls ou en association, sur l’incidence des maladies cardio-vasculaires, des cancers et de la mortalité. L’une d’entre elles suggère même qu’il y a augmentation de la mortalité par cancer gastro-intestinal associée à la prise d’anti-oxydants, et plus particulièrement de bêta-carotène.

La plupart des essais cliniques ont cependant évalué l’effet de doses beaucoup plus élevées que celles que l’on recommande dans le cadre d’une alimentation équilibrée.

Et avec de faibles quantités ?

D’autres études ont été réalisées en utilisant des doses normales de compléments. Par exemple, 13 000 personnes ont été étudiées en 1994-1995 : la moitié d’entre elles ont reçu de la vitamine C, du bêta-carotène et du sélénium, à dose identique à ce qu’aurait apporté une alimentation équilibrée. Aucune différence significative n’a été observée entre les deux groupes en ce qui concerne l’incidence des cancers, des maladies cardio-vasculaires ischémiques ou de la mortalité quelles qu’en soient les causes, excepté chez un groupe d’hommes carencés au début de l’étude.

Ce dernier point peut s’expliquer par le fait que les hommes ont fréquemment de plus mauvaises habitudes alimentaires (abus de féculents, de sucres et de graisses, manque de légumes et de fruits), pouvant effectivement provoquer des carences, mais qu’un simple rééquilibrage de l’alimentation suffirait à compenser.

Les conclusions de ces études

Les résultats discordants des études sur les anti-oxydants pourraient s'expliquer par l'origine de l'antioxydant : les formes chimiques naturelles, qui existent dans la nature (aliments) seraient les seuls efficaces ; un excès d'antioxydants, notamment synthétiques, serait nocif. Une alimentation équilibrée, adaptée aux besoins spécifiques des différentes étapes de la vie, serait ainsi la plus à même de couvrir les besoins fondamentaux de l’organisme.

Seuls les patients qui ne peuvent combler leurs besoins quotidiens par l’alimentation pourraient bénéficier d’une supplémentation, correspondant aux doses normalement fournies par un apport nutritionnel adéquat.
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