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Que penser des "aliments santé" ?
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. Les édulcorants
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Une mode bien réelle

Depuis quelques années, les messages concernant l’alimentation et la santé se multiplient. Dans la presse, le sujet revient en permanence ; les ouvrages sur la santé et la nutrition sont innombrables (et de qualité variable). La publicité faite par les industries agro-alimentaires utilise dans un cas sur deux des messages se référant à la santé.

Ce « matraquage » a bien évidemment des conséquences importantes sur les comportements d’achat et d’alimentation : un homme sur quatre et une femme sur deux prennent régulièrement leur petit cocktail de vitamines chaque matin, à tort ou à raison, une habitude qui demeure pourtant très controversée.

Un phénomène venu des Etats-Unis

Les Etats-Unis, souvent pionniers en matière d’inventivité commerciale, ont été des « précurseurs » en ce domaine. Les arguments en faveur de cette mode reposent sur plusieurs postulats, qui ne correspondent pas aux connaissances scientifiques actuelles :
• les progrès futurs en matière de santé et de longévité proviendraient essentiellement de la recherche en nutrition et de l’utilisation de compléments alimentaires ;
• une alimentation équilibrée ne suffirait pas à nous procurer les apports nutritionnels indispensables à chaque étape de la vie (enfance, grossesse, vieillissement) et dans chaque circonstance particulière (pratique du sport, stress, exposition à la pollution, maladie) ;
• il serait donc nécessaire d’acheter et de consommer régulièrement des compléments alimentaires pour « maintenir à leur niveau maximal notre énergie, notre résistance au stress et nos défenses immunitaires, afin de réduire l'incidence des maladies aiguës et chroniques », et pour ralentir significativement le vieillissement.

Un secteur économique en pleine expansion

Encore inconnus il y a quinze ans, ces produits ont généré un marché florissant, avec une croissance forte, (entre 10 et 20 % par an) et des bénéfices confortables pour les industriels et les distributeurs.

Avec Internet, les fabricants ont trouvé un nouveau terrain de progression commerciale où, par ailleurs, le contrôle des autorités sanitaires est inexistant. En effet, ces compléments n'ont pas besoin, contrairement aux médicaments, d'une autorisation officielle de mise sur le marché (AMM).

Le marché mondial s’élève à plus de 45 milliards d’euros, avec en tête les Etats-Unis, suivis par l’Europe et l’Asie.

En 2003, le marché français des aliments santé représentait 5,1 milliards d’euros (avec une croissance de 12,9 % par rapport à 2002), répartis de la façon suivante :
• aliments allégés : 2,8 milliard d’euros ;
• aliments fonctionnels : 1,4 milliards d’euros (environ 1 % du marché des aliments) ;
• compléments alimentaires : 500 millions d’euros ;
• aliments diététiques : 400 millions d’euros.

Qui en bénéficie ?

Il existe bien sûr des carences en vitamines dans les populations défavorisées des pays industrialisés, dues au manque de moyens financiers et à de mauvaises habitudes alimentaires : les produits industriels les moins chers sont généralement les plus riches en graisses et en sucres ; le prix des aliments de bonne qualité nutritionnelle (poisson, fruits et légumes) est souvent dissuasif, même s’il reste possible de manger correctement à un coût raisonnable.

En réalité, ce sont généralement les personnes ne présentant pas de carences qui consomment des compléments alimentaires souvent onéreux.
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