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Alimentation et diabète
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Les sous-rubriques
. Les principes généraux à respecter
. Equilibrer son alimentation
. Retrouver ou conserver un poids normal
. Contrôler la consommation de glucides
. Prévenir les risques cardio-vasculaires
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L’hygiène alimentaire est chez la personne diabétique un des principaux axes de la prise en charge, avec le traitement médicamenteux, d’importance comparable, et la pratique d’une activité physique régulière.

On évite actuellement de se référer dans le domaine de la nutrition en général à la notion de régime, associée aux notions de limitation dans le temps et de privation ; chez les personnes diabétiques également, l’objectif sera de mettre en place sur la durée un comportement alimentaire adapté, afin d’atteindre un équilibre alimentaire peu différent de celui qui est conseillé pour tout un chacun. Les « interdits » alimentaires pour les diabétiques, préconisés il y a une trentaine d’années, ont été depuis largement remis en question. La restauration du cycle sensation de faim/sensation de satiété sera le meilleur gage du rééquilibrage de l’alimentation.

Les deux types de diabète

Le diabète de type 1 est également appelé diabète « juvénile » car il débute souvent avant 30 ans, diabète « maigre » car sa première manifestation est un amaigrissement rapide et important, ou encore diabète insulino-dépendant (DID) dans la mesure où le pancréas ne fabrique plus ou presque plus d’insuline, ce qui nécessite un traitement à vie par l’insuline, sous forme d’injections. Il représente 10 à 15 % des cas de diabète.

Le diabète de type 2 représente environ 85 à 90 % des cas ; il est en progression constante, en raison du nombre croissant de personnes obèses, qui y sont les plus exposées (8 cas de diabète sur 10), et apparaît de plus en plus tôt. Il était traditionnellement appelée « diabète gras », par opposition au « diabète maigre » (type 1). On l’appelle également diabète de la maturité, car il apparaît généralement autour de la cinquantaine.

Contrairement au diabète de type 1, sa cause première n’est pas une carence de la production d’insuline, mais une difficulté de l’organisme à utiliser celle-ci pour réguler le taux de glucose dans le sang. Il est pour cette raison appelé également diabète non insulino-dépendant (DNID). Cette « insulino-résistance » dépend de facteurs génétiques et de facteurs acquis (rôle du surpoids, de la sédentarité, du vieillissement) ; elle provoque une production accrue d’insuline par le pancréas, qui entraîne elle-même à terme des troubles de la production de l’insuline par épuisement du pancréas.

Le mode de vie en question

La multiplication des cas de diabète de type 2 est largement liée à l’évolution du mode de vie dans les pays développés. Outre l’allongement de la durée de la vie, qui laisse le temps à certaines pathologies autrefois rares d’apparaître, plusieurs facteurs peuvent l’expliquer :
• la déstructuration des repas : repas sautés ou déséquilibrés, grignotage, perturbation des sensations de faim et de satiété ;
• apports trop importants en lipides (graisses), notamment d’origine animale ou de mauvaise qualité (présentes dans les produits industriels : graisses hydrogénées ou « trans », huile de palme, de coprah, de coco) ;
• consommation d’aliments à index glycémique élevé : céréales raffinées sans apport suffisant de fibres ;
• alimentation trop riche, favorisant le surpoids ;
• manque d’activité physique.

En jouant sur l’alimentation et l’activité physique, il sera donc possible de stabiliser le diabète ou d’empêcher son apparition, notamment chez les personnes pré-diabétiques.

Le contrôle du poids et la prévention des risques cardio-vasculaires seront les principaux objectifs de ce rééquilibrage de l’alimentation.

Contrôler son poids

Pour le diabète de type 2, généralement associé au surpoids, l’adaptation de l’alimentation sera souvent le premier « traitement » préconisé ; la perte de poids suffit dans la plupart des cas à équilibrer le diabète. Elle sera considérablement facilitée par la pratique d’activités physiques, même modérées, mais régulières (au moins l’équivalent d’une demi-heure de marche par jour).

L’indice de masse corporelle (IMC) permet de repérer le surpoids et l’obésité chez les personnes de 20 à 65 ans (sauf les femmes enceintes ou allaitant ainsi que les personnes très musclées). Il est calculé selon la formule suivante : taille (en centimètres) divisée par le poids (en kilos) au carré. Il doit être compris entre 18,5 et 25 ; de 26 à 30, il indique une personne en surpoids ; au-dessus de 30, il correspond à une personne obèse.

Le tour de taille (périmètre abdominal) est à surveiller autant que le poids : dans certains cas, celui-ci varie peu mais la morphologie évolue. Un tour de taille supérieur à 1 mètre chez l’homme et 90 centimètres chez la femme signifie un risque important de diabète et de maladies cardio-vasculaires.

Pour le diabète de type 1, la consommation de glucides est également à surveiller attentivement ; en cas de surpoids, la perte de poids permet souvent d’améliorer l’évolution de la maladie.

Réduire les risques cardio-vasculaires

Dans tous les cas, une attention particulière sera bien sûr accordée aux apports en glucides, qui devront être sélectionnés en fonction de leur pouvoir glycémiant, ainsi qu’à la prévention des risques cardio-vasculaires. Celle-ci passera en particulier par la consommation de « bonnes » graisses, afin de contrôler les taux de cholestérol et de triglycérides, par la diminution de la consommation de sel et par la pratique d’une activité physique (voir la rubrique).
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Conformément aux recommandations de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), le diabète est défini par une glycémie (taux de sucre dans le sang) à jeun supérieure ou égale à 1,26 gramme par litre (à au moins deux reprises). On parle également de pré-diabète (intolérance au glucose) si la glycémie est supérieure à 1,1 gramme par litre ; les complications cardio-vasculaires peuvent apparaître dès ce seuil. 25 à 50 % des personnes atteintes de pré-diabète évoluent vers un diabète.
Dans le cas du diabète de type 2 (non insulino-dépendant), les règles alimentaires exposées ici permettent d’éviter l’évolution vers un pré-diabète, d’empêcher la transformation d’un pré-diabète en diabète, ou encore de stabiliser le diabète. Elles jouent ainsi un rôle majeur dans la prévention mais aussi la prise en charge du diabète.