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La consultation mémoire

Dans le cadre du bilan de prévention ou du bilan d’autonomie, une évaluation systématique de la mémoire est proposée. Il s’agit d’une consultation individuelle, avec évaluation des performances réelles de mémoire de la personne au moment du test. Si nécessaire, elle donne lieu à une proposition de suivi.

Une première évaluation

L’évaluation se fait à partir d’un test de dépistage nommé test des 12 mots, qui se fait en trois essais : lors de chaque essai, les mots sont lus à la personne, qui doit ensuite les restituer sans aucun indice. Seuls les deux meilleurs résultats sont retenus (voir également la rubrique L’étude des 12 mots).

Si les résultats sont satisfaisants, la personne est rassurée sur le caractère bénin de son éventuelle plainte mémoire, et des informations et conseils (oraux et écrits) sur les possibilités de stimulation de la mémoire sont dispensés. Peut également être proposé, à titre préventif, un stage de stimulation cognitive, qui donnera lieu à une évaluation des progrès six mois après (voir la rubrique Les stages mémoire).

Une consultation complémentaire en cas de besoin

En cas de score insuffisant, une consultation mémoire complémentaire est proposée. Elle aborde les difficultés rencontrées dans la vie quotidienne et étudie une éventuelle plainte mémoire. Elle se poursuit par une série de tests plus poussés qui explorent l’ensemble des fonctions cognitives : attention et concentration, orientation dans le temps et l’espace, calcul mental, fonctions exécutives, mémoire de récit, mémoire d’apprentissage, mémoire de travail, mémoire visuo-spatiale, langage, agilité mentale, raisonnement, etc.

Si les résultats sont satisfaisants (par comparaison aux normes pour une même tranche d’âge et un même niveau socioculturel), des recommandations sont dispensées pour l'entretien de votre mémoire. Des conseils pratiques sont également donnés pour vous aider dans votre quotidien à compenser ou diminuer votre gêne concernant la mémoire.

Si les résultats ne sont pas entièrement satisfaisants, le stage de stimulation cognitive est proposé, ainsi qu’une surveillance à un an.

En cas de déficit aux tests, le médecin traitant est informé par courrier de l’existence d’une atteinte aux fonctions cognitives et de la nécessité d’approfondir le bilan mémoire. Avec l’accord du médecin, la personne est orientée vers un Centre mémoire où elle rencontrera un neurologue et bénéficiera d’explorations complémentaires. Un stage de stimulation cognitive à l'Irips est également proposé. Une nouvelle proposition d’évaluation mémoire sera faite par l’Irips un an après.

Un diagnostic précis

La consultation mémoire proposée par l’Irips est très complète, et subit régulièrement des mises à jour en fonction des données récentes de la science.

Elle permet de rassurer les personnes qui s’inquiètent pour leur mémoire mais ne souffrent que d’oublis bénins, ou de détecter certains dysfonctionnements (carence, problème thyroïdien, alcoolisme).

Dans les cas les plus graves, elle permet de dépister des pathologies cérébrales, en particulier la maladie d’Alzheimer, et de les prendre en charge grâce à un suivi et un projet de soins (traitement médicamenteux et mesures d’aide). Cette prise en charge apportera une stabilisation ou une amélioration de l’état du malade, ainsi qu’un soulagement pour les « aidants », toujours désarmés devant les signes de cette pathologie.
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La demande pour effectuer des bilans mémoire est très forte :
87 % des personnes qui consultent sont motivées pour en passer un (80,5 % dans le cadre d’un bilan complet et 6 % dans le cadre d’un bilan unique). D’ailleurs, 62 % des personnes reçues se plaignent d’un problème de mémoire (50 % une plainte modérée et 12 % une plainte forte). Plus on avance en âge, plus le nombre de plaintes exprimées est important. C’est dans la tranche d’âge 66-75 ans que la plainte mémoire est la plus forte en intensité.