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Les douleurs chroniques

Une douleur est dite chronique lorsqu’elle est présente depuis plus de 3 mois. Selon la fédération européenne de l’Association internationale pour l’étude de la douleur (IASP), 6 % des Européens souffrent de douleurs chroniques, et 0,8 % de douleurs invalidantes. L’origine en est très variable, parfois sans aucune gravité (tensions musculaires), mais les douleurs peuvent se propager et s’additionner par contracture des muscles, puis devenir chroniques.

Des pathologies de gravité variable

Différentes maladies peuvent en être la cause :
• les problèmes articulaires : polyarthrite rhumatoïde, lombalgies (mal de dos) ;
• les affections du système nerveux : migraine, zona, lésions des nerfs ;
• les cancers, fréquemment associés à des phénomènes douloureux (dans un cas sur deux, jusqu’à 3 sur 4 au stade terminal), qui peuvent être soulagés dans 95 % des cas ; selon la localisation de la tumeur, la fréquence de la douleur est très variable ;
• le sida.

Quand la dépression fait mal au corps

Outre les symptômes classiques de la dépression (idées noires, image négative de soi-même, perte de plaisir, fatigue, troubles du sommeil et de l’appétit), on constate fréquemment des symptômes douloureux : maux de tête, mal de dos, problèmes intestinaux. Ils seraient présents dans 70 % des cas de dépression.

Ils doivent être pris en charge au même titre que la maladie elle-même, éventuellement par la prise d’antalgiques, mais parfois grâce à certains anti-dépresseurs qui luttent efficacement contre ce type de douleurs. Dans certains cas cependant, la douleur est elle-même un symptôme d’un problème psychologique qui devra être traité en tant que tel.

Des conséquences lourdes

Les douleurs chroniques insuffisamment soulagées peuvent avoir des conséquences lourdes : fatigabilité anormale, perte d’intérêt, troubles de l’attention ou du sommeil, modification du comportement (repli sur soi, baisse d’activité, désinvestissement général…), troubles de l’appétit, potentiellement graves chez la personne âgée en raison du risque de dénutrition. Elles peuvent entraîner des états dépressifs.

Ces risques, ou tout simplement l’impact sur la qualité de vie qu’occasionnent les douleurs chroniques, justifient un dialogue approfondi avec le médecin traitant pour améliorer la prise en charge des douleurs ; à défaut, une consultation spécifique dans un centre anti-douleur pourra être envisagée. Une bonne hygiène de vie et une attention particulière à son bien-être psychologique sont vivement recommandées.

Une prise en charge psychologique bénéfique

Une prise en charge psychologique est recommandée dans le cas des douleurs chroniques. Elle permet de prendre en compte l’ensemble de facteurs ayant un retentissement sur la douleur et la façon de la supporter. Elle permet également au patient de voir sa douleur « reconnue », et de disposer d’informations claires et précises sur les mécanismes de la douleur. Les bienfaits d’une activité physique adaptée seront soulignés, à l’encontre du préjugé courant affirmant l’intérêt du repos pour lutter contre la douleur.

Les inquiétudes infondées sur l’origine des douleurs pourront être levées, et le respect des traitements amélioré. L’anxiété et les idées dépressives seront atténuées. L’attitude de l’entourage sera prise en considération : dans certains cas, la douleur du patient n’est pas suffisamment prise au sérieux ; dans d’autres cas, l’entourage peut adopter une attitude inadaptée de surprotection. Les douleurs liées au cancer seront traitées par une approche spécifique.
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Voir nos dossiers sur les maux de tête et la migraine, le zona, la fibromyalgie, l’algodystrophie.