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Les douleurs nociceptives


Le mécanisme de perception de la douleur est appelé nociception, du latin nocere, faire du mal, qui a donné en français moderne les mots nuire, nocif...

Les récepteurs de la douleur sont situés au niveau de la peau, au niveau des articulations et des os, et au niveau des viscères. Lorsqu’un endroit du corps subit une atteinte, l’inflammation libère une substance, la prostaglandine E2, qui agit sur les récepteurs de la douleur. Ceux-ci envoient alors un signal à la moelle épinière et au cerveau par l’intermédiaire des fibres nerveuses de la douleur ; tout au long de son cheminement, il est modulé par différents systèmes qui peuvent en augmenter ou en diminuer l’intensité : les grosses fibres du tact (voir encadré) ; le cerveau, qui fait appel à sa mémoire de la douleur pour en reconnaître le type et qui est influencé par un éventuel état anxieux.

En cas de dysfonctionnement de ces systèmes de régulation, la diminution du seuil de la douleur favorise la survenue de certaines douleurs, qui peuvent même se généraliser.

La prise en charge

Un large éventail de médicaments peut être utilisé pour lutter contre la douleur elle-même :
• antalgiques périphériques : paracétamol, aspirine, anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ;
• médicaments opiacés faibles et forts ;
• anesthésiques locaux : lidocaïne, crème anesthésiante ;
• mélange gazeux d’oxygène et de protoxyde d’azote (MEOPA).

D’autres types de médicaments sont également utiles dans certains cas : anti-inflammatoires, anti-spasmodiques, anti-dépresseurs.

Des prises en charge non médicamenteuses seront également efficaces, souvent en complément des antalgiques (voir la rubrique Les autres prises en charge). Les composantes psychologiques de la douleur seront prises en considération : lutte contre l’anxiété, réduction de la focalisation sur la sensation douloureuse, amélioration du bien-être personnel.
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Outre les fibres de la douleur, de grosses fibres véhiculent les sensations liées au toucher. Les deux systèmes interfèrent l’un avec l’autre : les sensations tactiles perturbent la transmission du message douloureux et atténuent sa perception. Ce phénomène est spontanément mis à profit dans la vie de tous les jours en présence d’une douleur vive (choc, brûlure, etc.) : se frotter vigoureusement la main ou le bras, par exemple, permet d’atténuer la sensation douloureuse.