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Les plans anti-douleur

Le premier plan anti-douleur a été lancé en 1998 en France par Bernard Kouchner, secrétaire d’Etat à la Santé, avec comme mot d’ordre « la douleur ne doit plus être une fatalité ». Il visait à mettre en place en trois ans les structures et dispositions nécessaires pour faire de la lutte contre la douleur une priorité dans la pratique médicale. Devant l’ampleur de la tâche et les résultats encore insuffisants constatés, le plan a été reconduit à deux reprises.

Les axes du premier plan

Le premier objectif était la prise en charge de la demande des patients, trop souvent négligée. Un carnet douleur a été mis en place, mais a été peu utilisé en raison du manque d’information des patients. La campagne d’information du public prévue n’a pas rencontré l’écho espéré.

La formation des soignants représentait un autre axe du plan, afin de les sensibiliser à la douleur, même lorsqu’elle n’est pas exprimée par les patients. Une formation spécifique devait être intégrée dans le cursus des jeunes médecins, ainsi que dans la formation continue des médecins déjà installés.

Des structures spécifiques et des protocoles de lutte contre la douleur devaient être mis en place dans l’ensemble des réseaux de santé. Des centres anti-douleur ont été effectivement créés dans certains départements ; selon le bilan fait à l’issue du plan par le Dr François Cesslin, président du Collège des médecins de la douleur, ils subissaient une forte précarité en raison de moyens insuffisants et de leur fréquente intégration à des services hospitaliers, les rendant dépendant de la bonne volonté des chefs de service.

Enfin, les ordonnances universelles infalsifiables, censées faciliter la prescription de morphine et lever les réticences des médecins, ont finalement été abandonnées.

Le plan 2002-2005

Ses objectifs prolongent ceux du premier plan :
• associer les usagers par une meilleure information ;
• améliorer l’accès de la personne souffrant de douleurs chroniques rebelles à des structures spécialisées ;
• améliorer l’information et la formation de l’ensemble des professionnels de santé ;
• amener les établissements de santé à s’engager dans une démarche d’amélioration de la prise en charge de la douleur ;
• renforcer le rôle de l’infirmier, notamment dans la prise en charge de la douleur provoquée par les soins.

Trois points ont été particulièrement mis en avant : la prise en charge de la douleur provoquée par les soins ; la douleur de l’enfant ; la prise en charge de la migraine (voir notre dossier), qui touche près de 15 % de la population, dont 5 à 10 % d’enfants.

Le plan 2006-2010

Il vise notamment à améliorer la prise en charge de la douleur chez les plus vulnérables : enfants, poly-handicapés, personnes âgées et personnes en fin de vie. Il prévoit le développement de médicaments adaptés aux enfants (actuellement, 80 % des antalgiques qui leur sont administrés sont des médicaments pour adultes).

Le développement des centres anti-douleur doit être poursuivi (un tiers des départements n’en dispose pas), et une meilleure information du public à leur sujet est prévue. Les hôpitaux sont incités à s’impliquer davantage grâce à un indicateur de qualité de la prise en charge de la douleur. La prévention des douleurs induites par les soins doit être encore améliorée.

La plan prévoit une meilleure diffusion des traitements médicamenteux et non-médicamenteux : massages, kinésithérapie, physiothérapie, balnéothérapie, éducation posturale et gestuelle, hypnose, relaxation et sophrologie.

La filière de soins (hôpitaux, réseaux de soins) doit être mieux structurée, en particulier en ce qui concerne les douleurs chroniques dites rebelles (notamment dans le cas du cancer).
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Une consultation dans un centre anti-douleur dure en moyenne entre une heure et une heure et demie. La démarche complète de prise en charge de la douleur peut nécessiter entre 3 mois et 2 ans, d’où l’intérêt pratique de consulter à proximité de son domicile. De façon générale, les compétences sont identiques dans tous les centres, et on ne constate pas de différence de qualité entre Paris et la province. Prenez cependant conseil auprès de votre médecin traitant pour le choix du centre, auquel il adressera un courrier.