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 La prise en charge |
La prise en charge doit être globale et couvrir les facteurs de risque identifiés : arrêt des traitements médicamenteux éventuellement en cause ; arrêt de la consommation d’alcool ; psychothérapie en cas de problèmes d’anxiété ou de dépression. Le repos est indispensable, sans immobilisation (qui pourrait aggraver les symptômes), mais en évitant strictement les appuis sur le membre touché. Le traitement à proprement parler est long et doit s’adapter à la localisation et aux différentes phases de la maladie.La lutte contre les douleurs peut faire appel aux antalgiques et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens, parfois des corticoïdes, des anti-dépresseurs ou des anxiolytiques, mais leur efficacité est parfois limitée. Les traitements médicamenteux (vasodilatateurs, bêta-bloquants) sont parfois efficaces pendant la phase chaude de la maladie. La calcitonine injectable, qui réduit parfois les douleurs en moins de 8 jours (arrêt recommandé au bout de ce délai si aucun effet n’est constaté), au prix d’effets secondaires gênants, n’est plus indiquée pour cette maladie (AFSSAPS 2004).Une rééducation très prudente La rééducation est utile pour lutter contre les rétractions de tendons et la raideur articulaire ; elle ne doit commencer qu’après disparition des douleurs (phase froide). Elle est longue et délicate : elle doit être très douce sous peine de réveiller le processus algodystrophique (une rééducation trop agressive est parfois elle-même à l’origine de la maladie) ; elle ne doit provoquer aucune douleur ; la rééducation en piscine d’eau chaude permet de mobiliser le membre douloureux.
Les soins locaux peuvent être utiles s’ils sont supportés par le patient sans provoquer de douleur : massages, hydrothérapie, soins en centres spécialisés. |
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