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Localisations et évolution


L’évolution se fait sur une durée variable selon les personnes et les localisations, de quelques mois jusqu’à deux ans, et aboutit à la récupération complète, sans dégradation des articulations.

Les facteurs de risque

L’algodystrophie peut apparaître après un traumatisme même minime (fracture, entorse, contusion), ou un traitement lui-même source de traumatisme (immobilisation plâtrée trop serrée, intervention chirurgicale, rééducation trop précoce ou trop vigoureuse).

L’état général antérieur du patient peut favoriser l’apparition de la maladie : affection cardio-vasculaire, diabète, hyperthyroïdie, personnalité anxio-dépressive, consommation régulière et soutenue d’alcool. Dans le cas du membre supérieur, des algodystrophies surviennent dans les suites directes d'un infarctus du myocarde, d'une affection thoracique, d'une hémiplégie, ou d'une affection neurologique.

La prise de certains médicaments est également un facteur de risque (barbituriques…).

Evolution de la maladie

On distingue deux phases de la maladie :

• une phase chaude, avec une raideur de l’articulation ; des douleurs généralement déclenchées par le mouvement ou la pression ; une impotence liée aux douleurs ; des troubles vasomoteurs (mauvaise circulation, avec un gonflement – œdème – local très douloureux au toucher et une augmentation de la chaleur) ; des troubles trophiques (modifications de l’aspect et de la couleur de la peau, lisse, parfois rouge et moite) ;

• puis une phase froide, qui conduit progressivement à la disparition des douleurs mais présente un enraidissement des articulations, des troubles cutanés (ongles cassants, chute des poils), et une rétraction des tendons et des ligaments, qui devra donner lieu à une rééducation afin de ne pas s’installer définitivement.

Les localisations les plus fréquentes

La plus fréquente correspond au syndrome épaule-main, ces deux zones étant touchées, sans atteinte du coude ; parfois, seule une des deux zones est touchée, généralement la main.

Au membre inférieur, la maladie touche le plus souvent le pied, provoquant des troubles de la marche ; l’évolution est longue, sur six mois à deux ans (comme dans l’atteinte du genou, plus rare). L’algodystrophie de la hanche est invalidante mais guérit en trois à six mois ; elle touche parfois la femme suite à une grossesse.
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Les douleurs apparaissent progressivement et peuvent être d’abord confondues avec celles du traumatisme qui déclenche parfois la maladie. Elles sont ensuite d’intensité variable, parfois très violentes, comparables à des brûlures ou des décharges électriques. Elles sont calmées par la mise au repos du membre, et réactivées par le mouvement, le bruit, les émotions.