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La prise en charge


Les mécanismes de la maladie n’étant pas connus, il n’existe pas de traitement à proprement parler. La prise en charge sera donc globale, associant l’action contre la douleur, une bonne hygiène de vie, et la gestion des tensions et du stress, éventuellement grâce à une approche psychologique. La participation du patient est indispensable pour obtenir une amélioration de son état : en particulier, il faut éviter de s’enfermer dans un statut de malade, générateur d’angoisse et limitant les activités.

Les traitements médicamenteux

Les anti-dépresseurs sont souvent efficaces, même si aucun état dépressif n’est constaté, pour leur action contre la douleur ; ils ont bien sûr également une action sur les aspects anxieux et dépressifs qui peuvent accompagner la fibromyalgie. Certains anti-épileptiques agissent sur les douleurs fibromyalgiques et sur le sommeil.

Les médicaments contre la douleur, sur prescription médicale à respecter rigoureusement (dosage, espacement des prises), pourront être utiles notamment pour faciliter la reprise d’activités physiques. Les anti-inflammatoires ne sont d’aucune utilité.

L’hygiène de vie

La tenue d’un « journal » des douleurs, comme dans le cas des migraines, est un bon moyen de mieux connaître sa maladie et de jouer sur les facteurs qui l’aggravent ou la soulagent (voir notre dossier Migraine et maux de tête, dans la sous-rubrique Que faire ? de la rubrique La migraine). En particulier, les activités déclenchant des douleurs devront être interrompues à temps, même brièvement, en privilégiant les changements de position.

Malgré les douleurs, il est vivement recommandé de maintenir ou reprendre une activité physique régulière (tous les jours si possible) dans une ambiance détendue. Le vélo d’appartement, pratiqué sans résistance tous les jours pendant 15 minutes, est un bon moyen de récupérer sa résistance à la fatigue. La marche rapide, la natation et l’aquagym sont également conseillées, ainsi que les exercices d’étirement (stretching). Les sports que vous pratiquiez auparavant peuvent être repris progressivement sur de petites durées, associés à un bon échauffement et une bonne respiration. Des exercices de respiration profonde deux à trois fois par jour peuvent également soulager.

L’alimentation doit être aussi équilibrée et variée que possible : fruits et légumes frais, viande et poisson ; l’hypothèse a été émise que les modifications de notre alimentation et de notre environnement pourraient être une des explications de la fibromyalgie. Les excitants (thé, café, alcool) sont à éviter.

Les techniques de relaxation sont également très utiles (yoga, sophrologie…). Tous les moyens personnels de gestion du stress pourront être mis à profit : activités relaxantes, petits plaisirs de la vie, relations familiales ou amicales gratifiantes, etc..

Une bonne gestion du sommeil et du repos est conseillée : coucher et lever à heures régulières, en évitant couchers et levers tardifs. Une sieste courte en milieu de journée peut également être utile.

Des gestes quotidiens permettent également un soulagement : chaleur, douches et bains chauds, auto-massage, étirements…

Les autres méthodes

L’acupuncture semble efficace chez certains patients pour réduire la douleur, au bout de 5 séances environ. L’homéopathie peut avoir des effets bénéfiques chez certains.

Les cures thermales peuvent se révéler utiles si des soins spécifiques sont administrés, afin de ne pas accentuer les douleurs. De même, certains massages sont adaptés alors que d’autres sont déconseillés.
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