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Les traitements


Un traitement n’est nécessaire qu’en cas de baisse des défenses immunitaires, en cas de zona ophtalmique (voir plus haut), ou pour soulager les douleurs associées à la maladie.

Dans les autres cas, une bonne hygiène corporelle est nécessaire : douches ou bains quotidiens à l’eau tiède avec un pain dermatologique. Pour prévenir les surinfections peuvent être prescrites des applications locales d’antiseptiques en solution aqueuse (pommades, crèmes et gels sont contre-indiqués car ils peuvent provoquer des macérations) ; on prendra soin ne pas frotter la peau lors de l’application du produit ni lors du séchage, et de porter des vêtements légers, amples et en matière absorbante (coton ; éviter la laine, le nylon et les synthétiques).

Chez les sujets immuno-déprimés, un traitement antiviral est nécessaire pendant 7 à 10 jours, accompagné d’une surveillance médicale stricte.

Zona et douleur

Le zona est une maladie potentiellement très douloureuse, parfois dès avant l’apparition de l’éruption. Les douleurs sont plus intenses la nuit, et provoquent des troubles du sommeil.

Pendant la phase aiguë, un traitement par antalgiques sera administré à intervalles réguliers et de façon à être efficace également pendant la nuit. Si les douleurs sont très violentes, de petites doses de morphine seront prescrites pour soulager le patient ; ce produit ne comporte pas d’inconvénient quand son utilisation est soigneusement contrôlée (voir notre dossier sur La douleur).

Les douleurs peuvent persister après la fin de la maladie, parfois sur plusieurs mois ou plusieurs années, surtout si elles ont été intenses pendant celle-ci ; cela arrive fréquemment chez les personnes âgées (trois cas sur quatre après 70 ans). Le diabète, un mauvais état du système nerveux ou des facteurs psychologiques peuvent favoriser la persistance des douleurs. Elles sont souvent localisées sur le thorax : un fond douloureux permanent (sensations de brûlures) est associé à des sortes de « décharges » ou des accès paroxystiques parfois intolérables ; une hypersensibilité cutanée est parfois présente (intolérance aux vêtements ou même aux courants d’air).

Une large gamme de traitements

D’autres types de médicaments devront alors être utilisés :
• les antidépresseurs tricycliques seront utilisés à faible dose pour les douleurs permanentes ; ils présentent des effets secondaires parfois gênants (vertiges lors des changements de position, bouche sèche, constipation, somnolence) et sont contre-indiqués en cas de glaucome, d’adénome de la prostate et de troubles cardiaques. Les doses seront réduites au bout de trois mois afin de déterminer le traitement efficace le plus léger.
• pour les douleurs fulgurantes, des anti-épileptiques pourront être utilisés ;
• des anesthésiques locaux ;
• des techniques de stimulation : massages, application de chaud ou de froid (glaçons) ; la neurostimulation transcutanée consiste à appliquer un faible courant électrique sur la zone concernée (voir notre dossier sur La douleur).
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Depuis 2006, un vaccin est disponible afin de réduire la fréquence du zona et des douleurs persistant après la maladie. Il est destiné aux plus de 60 ans, et présente peu d’effets indésirables (réactions cutanées à l’endroit de l’injection, maux de tête). Des études supplémentaires sont nécessaires pour préciser la durée de protection obtenue, et pour déterminer s’il n’existe pas un risque de déclenchement de la maladie à un âge plus avancé, ce qui pourrait entraîner des douleurs résiduelles plus fortes et plus durables.