 Les différentes localisations |
La maladie est généralement bénigne, sauf chez les personnes immuno-déprimées, mais certaines localisations (tête) peuvent entraîner de graves complications et doivent être rapidement prises en charge. Rappelons que le zona ne touche qu’un côté du corps, ce qui facilite d’ailleurs son diagnostic.
Le zona intercostal est le plus fréquent : il est annoncé par une douleur au niveau des côtes ; l’éruption touche une zone comprise entre la colonne vertébrale et le sternum, en passant par l’aisselle.
Les zonas cervicaux touchent la région du cou, s’étendant soit au cuir chevelu et au pavillon de l’oreille, soit à la clavicule, soit au bras.
Les zonas de la tête présentent des symptômes plus lourds et peuvent entraîner des complications sérieuses : • le zona ophtalmique débute par des douleurs au niveau du front ou de l’orbite de l’œil, avec un gonflement de la paupière (œdème), de la fatigue et des maux de tête ; l’éruption au niveau du front peut atteindre la paupière et l’œil : une inflammation de la cornée peut alors provoquer une baisse de l’acuité visuelle, voire la cécité. Un examen ophtalmologique doit être réalisé, et un traitement antiviral, indispensable dans ce type de zona pour prévenir les complications, doit être prescrit dans les 48 heures suivant les premiers signes ; un traitement par corticoïdes est réservé aux zonas avec complications. • le zona auriculaire (syndrome de Ramsay Hunt) présente une éruption discrète de l’oreille, avec de vives douleurs ; d’autres symptômes sont fréquents : paralysie faciale, vertiges, surdité, bourdonnements d’oreille. • le zona buccal, assez rare, présente les mêmes types de symptômes, ainsi qu’une atteinte de la langue qui peut entraîner des difficultés pour mâcher et pour parler et une perte du goût, parfois des troubles de l’audition (acouphènes, baisse de l’ouïe), des vertiges, des paralysies localisées temporaires.
Le zona peut également toucher l’abdomen ou les membres. |
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