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Le diagnostic
Un cancer de la prostate même évolué n’entraîne pas toujours de symptômes urinaires ; ceux-ci sont généralement le témoin de tumeurs très évoluées. Cela explique qu’actuellement 50 % des cas sont découverts au stade de métastases.

Le toucher rectal

Cet examen rapide et indolore permet de détecter des anomalies de la surface de la prostate, qui peuvent être dues à une tumeur mais aussi à une prostatite chronique, et conduisent donc à réaliser des examens complémentaires (biopsie). Cet examen est indispensable pour détecter les cas (15 % environ) où le dosage de la PSA reste normal même en présence d’un cancer : la présence d’une anomalie conduira donc à réaliser une biopsie.

Le dosage de la PSA

La PSA (ou ASP, pour antigène spécifique de la prostate) est une substance générée par les cellules de la prostate ; son dosage est réalisé suite à un prélèvement sanguin. Une abstinence sexuelle de 48 heures est recommandée avant cet examen, l’activité sexuelle pouvant influer sur le taux de PSA.

Si le taux est inférieur à 4 ng/ml, la probabilité de cancer n’est que d’un cas sur 10; s’il est supérieur, elle est de 3 sur 10. Dans ce cas, les analyses du prélèvement sont affinées afin de déterminer le taux du PSA libre sur le PSA total. S’il est inférieur à 10 %, le risque est important et une biopsie sera réalisée ; dans le cas contraire, il sera nécessaire de surveiller régulièrement l’évolution du taux de PSA (au moins tous les ans). En effet, plus que la valeur absolue du taux de PSA, qui n’est pas un indicateur sûr, c’est son élévation rapide qui fait soupçonner un cancer de la prostate, ce qui renforce l’intérêt d’une surveillance régulière.

La biopsie

Cet examen consiste à analyser des cellules de la prostate afin d’identifier d’éventuelles cellules cancéreuses. Le prélèvement est réalisé grâce à une sonde passant par les voies naturelles (rectum) : une aiguille spéciale guidée par un contrôle échographique réalise 6 à 12 prélèvements, afin d’obtenir des échantillons représentatifs de l’ensemble de la glande. L’intervention dure de 5 à 10 minutes, sans hospitalisation ni anesthésie, et n’est pas douloureuse. Si l’analyse ne révèle pas la présence de cellules anormales, une autre biopsie peut être réalisée afin d’analyser d’autres zones de la prostate, et la surveillance est poursuivie. Si des cellules cancéreuses sont identifiées, leur extension et leur éventuelle dissémination est détectée grâce à un scanner, éventuellement une IRM, une scintigraphie osseuse et une radiographie des poumons.

La décision thérapeutique sera prise en fonction du stade de la maladie, du type de tumeur et de l’âge du patient, ce type de cancer évoluant généralement lentement.
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