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Les traitements

Les principaux d’entre eux concernent à ce jour la forme « humide » (néovasculaire) de la maladie. Ils visent à détruire les vaisseaux qui se sont formés et empêchent les rayons lumineux de stimuler les cellules visuelles de la rétine.

La photocoagulation au laser

Cette technique permet d’obstruer grâce au laser chaud les vaisseaux anormaux visibles ; ceux-ci ne représentent cependant que 15 à 20 % des nouveaux vaisseaux, et ils ne doivent pas être situés à proximité de la papille, zone maculaire centrale d’où part le nerf optique. De plus, elle présente l’inconvénient de détruire également les cellules visuelles à proximité.

La photothérapie dynamique

Utilisée en cancérologie pour détruire des tumeurs, cette technique l’est également depuis peu pour détruire les vaisseaux anormaux. Une substance photosensibilisante (vertéporfine) est injectée dans une veine du bras et, via la circulation sanguine, s’accumule sélectivement dans ces vaisseaux. Un laser non thermique est ensuite utilisé pour émettre vers la rétine une lumière très douce qui active cette substance et entraîne la destruction des vaisseaux.

Cette méthode évite certains inconvénients de la photocoagulation au laser : elle n’a pas d’effet nocif sur la rétine elle-même, et est active sur les vaisseaux invisibles. Elle n’empêche cependant pas les récidives, et doit donc être renouvelée pour détruire les nouveaux vaisseaux. La proximité du départ du nerf optique reste une contre-indication au traitement.

Son efficacité semble encourageante : 60 à 70 % des patients bénéficient d’une stabilisation de leur acuité visuelle, les autres bénéficiant d’une amélioration. Ces résultats sont obtenus grâce à une moyenne de 3,4 traitements la première année, et de 2,1 traitements la seconde année. En France, une cinquantaine de centres (CHU, cliniques ou cabinets privés) proposent ce traitement. La vertéporfine, médicament très onéreux, est remboursée depuis 2001 par la Sécurité sociale sous des conditions très strictes.

Par ailleurs, les traitements chirurgicaux sont nombreux et en cours d'évaluation. Aucun médicament n’a en revanche fait la preuve de son efficacité.
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La rééducation basse vision
Lorsque les poussées de dégénérescence sont stabilisées, lorsque l'affection a cicatrisé, et si l'acuité visuelle reste faible, on peut proposer au patient une rééducation dite rééducation basse vision. Cette rééducation n’améliore pas l’acuité visuelle, mais elle permet de mieux l’utiliser, grâce à l'utilisation de systèmes grossissants (loupes, télé-agrandisseurs…), à des exercices d'orientation de l'axe visuel et à l'utilisation de lumières appropriées. Elle se fait sur prescription médicale dans des centres spécialisés.