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L'opération de la cataracte

Seul traitement disponible, elle est indiquée dès que la baisse de la vision devient gênante pour la qualité de vie ou pour la sécurité du patient (conduite automobile).

Une opération devenue courante

En France, 450 000 personnes subissent chaque année cette opération, qui est devenue la plus fréquente chez les personnes âgées. Elle consiste à remplacer le noyau du cristallin par une lentille artificielle. Les deux yeux sont opérés à quelques semaines ou quelques mois d’intervalle. L’opération est prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale. Elle comporte des risques accrus en présence d’un diabète ou d’autres maladies des yeux (très forte myopie, DMLA) : son utilité devra alors être bien évaluée et la surveillance post-opératoire très stricte. Par ailleurs, la rétine doit être en parfait état pour obtenir une image nette, ce qui n’est pas toujours le cas chez les personnes âgées.

L’opération dure de 15 à 45 minutes, sous anesthésie locale. Le chirurgien pratique une petite incision de 3 millimètres environ. L’ancienne technique qui consistait à extraire le cristallin est dorénavant rarement employée, essentiellement dans les cas où le cristallin est dur. La méthode la plus courante actuellement consiste à introduire dans le globe oculaire une sonde produisant des ultrasons ; ceux-ci désagrègent le cristallin en petits fragments qui sont ensuite aspirés. Un cristallin artificiel est ensuite inséré, généralement un implant souple, plus facile à introduire, et qui réduit la taille de l’incision.

L’intervention et ses suites ne sont pas douloureuses ; une petite gêne pourra être ressentie si des points de suture ont été nécessaires, cas de plus en plus rare grâce à la petite taille de l’incision ; ils seront éventuellement retirés au laser dans un second temps. Des précautions doivent être prises après l’opération : éviter les chocs à l’œil, les efforts violents (notamment baisser la tête ou se pencher en avant), les frottements ; un pansement rigide sur l’œil sera porté la nuit pour éviter ces risques. Une vision normale sera retrouvée en quelques jours ou quelques semaines.

Les types d’implants

Les implants mono-focaux améliorent la vision soit de près, soit de loin, car ils ne peuvent se déformer. La vision de loin étant la plus utile, des lunettes de correction de la presbytie seront nécessaires. C’est la technique la plus courante et pour laquelle on dispose d’un bon recul. Les implants, très résistants, n’ont pas besoin d’être changés. Un implant différent pour chaque œil peut parfois être proposé : le cerveau devra s’habituer à privilégier l’un des deux yeux en fonction de l’éloignement de l’objet regardé.

Des implants multi-focaux permettent une vision correcte de près et de loin avec le même œil. Là aussi, le cerveau devra s’adapter pour se focaliser une des deux images perçues simultanément, ce qui exige une période d’adaptation d’une à quatre semaines. La qualité des images est cependant moins bonne qu’avec les implants mono-focaux, et les objets à distance intermédiaire (un à deux mètres) ne sont pas totalement nets. Des phénomènes de halos nocturnes peuvent apparaître provisoirement. Cette technique n’a donc pas encore fait ses preuves.

Les risques de l’opération

Toute intervention chirurgicale peut entraîner des complications. L’opération de la cataracte est devenue classique, mais comporte quelques risques ou inconvénients :
• un risque d’infection, rare (un cas sur 3 000) et grave dans des cas exceptionnels (risque de perte de la vision de l’œil) ;
• un risque de glaucome, d’œdème maculaire, de décollement de la rétine, plus fréquent en présence de certaines pathologies (diabète, maladies cardiaques) ;
• le développement d’une cataracte dite secondaire : la « capsule » qui entoure le cristallin et qui a été laissée en place lors de l’intervention peut s’opacifier à son tour ; un patient sur trois souffre d’une gêne visuelle au bout de deux à cinq ans ; l’ophtalmologiste pourra alors réaliser une petite incision de la capsule grâce à un laser.

Un suivi annuel par l’ophtalmologiste permettra de surveiller l’évolution post-opératoire, en particulier les risques de décollement de la rétine.
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