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Les traitements de fond

Les traitements de fond visent à réduire la fréquence, l’intensité et la durée des crises, et à les rendre plus sensibles au traitement de crise. Celui-ci donne souvent lieu à une consommation excessive de médicaments, avec les dangers que cela comporte (apparition de céphalées chroniques quotidiennes, risques pour la santé – voir l’introduction du dossier). Si les crises sont fréquentes (plus de 4 par mois) ou très invalidantes, un traitement de fond pourra être tenté : seuls 3 à 4 % des patients français en bénéficient, alors qu’on estime qu’un quart d’entre eux pourrait en tirer profit.

Les traitements de fond ont également l’avantage de réduire l’anxiété, dans la mesure où les crises se raréfient ou disparaissent.

Le traitement doit être pris tous les jours ; il ne sera peut-être efficace qu’au bout d’un ou deux mois, et ne fera pas forcément disparaître toutes les crises : une fréquence réduite de 50 % est considérée comme un succès. Son efficacité sera évaluée au bout de 3 mois. La tenue d’un agenda des crises de migraines sera très utile pour cette évaluation.

Tous ces médicaments ont différents effets sur l’organisme, avec de nombreuses contre-indications, des interactions avec d’autres médicaments, des effets secondaires. Le traitement prescrit par le médecin devra être respecté scrupuleusement (dosage, durée).

On retrouve parmi les traitements de fond un médicament utilisé pour le traitement de crise, dérivé de l’ergot de seigle, la dihydroergotamine. S’y ajoutent d’autres types de traitements :
• les bêta-bloquants (propranolol, aténolol, métoprolol, nadolol, timolol), prescrits avec précaution en raison de leurs nombreux effets secondaires, contre-indications et interactions avec d’autres médicaments, surtout chez les personnes âgées ;
• les antisérotoninergiques (indoramine, oxétorone, méthysergide…), dont certains appartiennent à la famille des antidépresseurs tricycliques (pizotifène, amitryptiline) et sont prescrits pour le traitement de fond de la migraine à des doses plus faibles que pour la dépression ; ils sont particulièrement efficaces s’il existe une composante émotionnelle dans le déclenchement des crises ; ils peuvent provoquer, entre autres effets secondaires, une certaine somnolence et ne doivent pas être associés à l’alcool ;
• les antagonistes calciques (flunarizine) ont une action sur les flux de calcium au niveau cellulaire ; elle peut parfois provoquer des troubles dépressifs qui nécessitent son arrêt ; elle est contre-indiquée après 55 ans ;
• certains anti-épileptiques (topiramate, valproate, gabapentine, carbamazépine…) sont parfois utilisés.
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