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La migraine
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La migraine au sens strict doit être distinguée des autres types de céphalées, même s’il arrive souvent que les migraineux souffrent également de céphalées de tension. Les femmes sont les plus touchées par cette affection, souvent depuis la puberté, avec des antécédents familiaux. Au sein des migraines, une forme plus rare (un cas sur 8) dite « accompagnée » ou « avec aura » (traditionnellement appelée migraine ophtalmique) présente des symptômes additionnels apparaissant généralement avant les douleurs : troubles visuels, perturbations de la sensibilité ou du langage.

La première crise de migraine inquiète souvent fortement. La répétition des crises génère de l’anxiété, liée à l’anticipation et à la crainte de la douleur. Cette anxiété a un impact sur la qualité de vie, mais aussi sur l’efficacité des médicaments.

Reconnaître une migraine

L’IHS (International Headache Society) a défini les critères permettant d’identifier une migraine sans aura :
• au moins cinq épisodes de céphalées ayant duré de 4 à 72 heures (en l’absence de traitement) ;
• ces épisodes présentent au moins deux des caractéristiques suivantes : céphalée unilatérale (un seul côté de la tête est touché), pulsatile (douleur rythmée par les battements du cœur), d’intensité modérée ou sévère, aggravée par les efforts physiques ;
• ils s’accompagnant d’au moins un des symptômes suivants : nausées ou vomissements ; intolérance à la lumière (photophobie) et au bruit (phonophobie).

En présence de ces symptômes qui permettent d’identifier une migraine, des examens complémentaires sont rarement nécessaires, sauf en cas d’apparition brutale d’une migraine sévère ou si surviennent des troubles différents des crises habituelles.

Un fort impact sur la qualité de vie

De nombreux patients souffrent de crises très gênantes, par leur fréquence (deux ou plus chaque mois pour près d’un patient sur deux), leur durée (plus de 24 heures pour 40 % des patients), l’intensité des douleurs, les symptômes digestifs associés.

Les conséquences sur la vie quotidienne d’une migraine non ou mal traitée peuvent être très importantes : impossibilité d’assumer les tâches quotidiennes ou une activité professionnelle, problèmes relationnels et familiaux, anxiété, dépression dans certains cas. Un quart des migraineux souffrent d’une maladie très invalidante. Des échelles de qualité de vie et de retentissement fonctionnel permettent d’évaluer cet impact.

Les patients, souvent conscients des facteurs déclenchants des crises, mettent en place des stratégies d’évitement des situations « à risque », qui modifient parfois considérablement leur mode de vie ou leurs choix : abandon des activités sportives, renoncement aux vacances, limitation des déplacements, choix d’un cursus universitaire ou d’une orientation professionnelle.
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Le principal risque de la migraine est sa transformation en céphalée chronique quotidienne, favorisée par un usage excessif ou inapproprié des antalgiques, ainsi que par l’anxiété et les états dépressifs. Pour l’éviter, un suivi médical sérieux et une prise en charge globale de la situation du patient, intégrant les facteurs psychologiques et sociaux, sont indispensables.