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pixel vide accueil >> Comprendre le vieillissement >> Le rôle de l'audio-prothésiste >> Les réglages
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Les réglages

Ils représentent un aspect essentiel de la démarche d’appareillage : un appareil haut de gamme mal réglé ne sera d’aucune utilité et sera rapidement oublié dans un placard ; à l’inverse, un appareil standard bien réglé rendra de grands services.

Avec la généralisation des technologies numériques, les réglages sont généralement réalisés par ordinateur, remplaçant les réglages manuels par l’audio-prothésiste. Ils sont réalisés en plusieurs étapes : un pré-réglage est fait en fonction du diagnostic posé et des précisions données par le patient sur ses difficultés subjectives d’audition, qui doivent être aussi détaillées que possible ; puis des adaptations successives sont effectuées, en fonction de nouveaux tests et du ressenti exprimé par le patient.

Des tests d‘efficacité poussés

L’audio-prothésiste réalisera des tests similaires à ceux utilisés pour poser le diagnostic : audiométrie tonale, audiométrie vocale (voir la rubrique Consultation ORL et bilan auditif). Des tests en environnement bruyant (audiométrie vocale) seront également utiles, bien qu’ils soient fatigants pour le patient. Une audiométrie fréquentielle, réalisée sans casque et avec les deux oreilles, permet de déterminer ce qui est effectivement entendu. Cette batterie de tests permet de contrôler l’efficacité de l’appareillage et d’en affiner les réglages ; ils sont donc indispensables et peuvent être demandés à l’audio-prothésiste par le patient s’ils ne lui sont pas spontanément proposés.

Trois à dix séances de réglage peuvent être nécessaires selon les cas, voire plus. Quel que soit le nombre des séances, leur coût est inclus dans le devis initial. Les réglages sont progressifs, mais il faut se méfier des audio-prothésistes qui se contentent d’augmenter le son à chaque rendez-vous : cela ne peut conduire en fin de compte qu’à l’achat d’une audioprothèse plus puissante.

Le résultat ne sera cependant jamais identique à l’audition existant avant les troubles.

Une évaluation précise par le patient

Le travail de l’audio-prothésiste sera considérablement facilité par les impressions recueillies par le patient dans des situations diverses et problématiques. Rappelons tout d’abord que la satisfaction ne saurait être totale, surtout en phase de réglages. Les sensations auditives peuvent paraître peu naturelles, mais le cerveau s’habituera en quelques semaines ou mois, selon les troubles.

Vous devez avant tout bien supporter l’appareillage. Comparez ensuite les sensations ressenties dans les situations où vous étiez le plus gênés, avec et sans l’appareillage : vous devez ressentir un gain significatif.

Pour collaborer efficacement avec l’audio-prothésiste, notez par écrit les impressions ressenties dans les différentes situations que vous expérimenterez peu à peu :
• sensibilité aux bruits du quotidien (bruits de chaise, de vaisselle, d’aspirateur) ;
• conversation à table, avec les enfants et petits-enfants ;
• conversation dans la rue (bruit ambiant) ;
• conversation dans un café (brouhaha) ;
• conversation au téléphone à la maison : confort d’écoute, reconnaissance des voix.
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Certaines situations resteront toujours très difficiles pour la compréhension de la parole, même avec un appareillage adapté : au théâtre au-delà des premiers rangs ; dans les cocktails ou réceptions, malgré les affirmations des publicités ; dans les réunions, pour les questions venant du fond de la salle.