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Les types d'appareillage

Pour des raisons esthétiques, la majorité des patients optent pour un appareil logé à l’intérieur de l’oreille, qui peut suffire pour des surdités légères à moyennes, avec un gain auditif de 45 dB maximum. Les appareils classiques placés sur l’oreille obtiennent pourtant généralement des résultats plus probants, et sont seuls à même de compenser des surdités graves à sévères, avec un gain auditif pouvant atteindre 80 dB.

Les appareils en contour d‘oreille

Appelés en abrégé contours, ils se placent derrière l’oreille et sont reliés à un petit tube rentrant dans un moule qui obture l’oreille (embout). Ils conviennent à tous les niveaux de pertes auditives et peuvent être complétés par des aides techniques. Ce sont les plus courants (65 % des utilisateurs), grâce à leur efficacité, à leur simplicité de manipulation, à leur fiabilité, à leur coût et à la possibilité de les tester avant l’achat.

Ils peuvent comporter un réglage du volume, ainsi que des réglages prédéfinis (programmes) pour certains types d’ambiances (rue, bureau…). Ils permettent généralement d’utiliser les aides techniques (boucles magnétiques, micros HF). Ils sont particulièrement recommandés pour les personnes ayant des difficultés de manipulation. Ils sont compatibles avec le port de lunettes (selon les montures). Il existe d’ailleurs des modèles intégrés à des montures de lunettes, fonctionnant par voie aérienne ou par voie osseuse, mais peu utilisés à l’heure actuelle.

Les appareils intra-auriculaires

Appelés en abrégé intras, la discrétion (miniaturisation) de certains d’entre eux les rend très attractifs, mais ils ne sont adaptés qu’aux pertes auditives légères ou moyennes. Les composants électroniques sont logés dans une coque fabriquée sur mesure (après moulage de l’oreille), et placée dans le pavillon de l’oreille (intra-conque, les plus volumineux, pour les pertes sévères), dans le conduit auditif (intra-canal, pour les pertes moyennes à sévères) ou plus profondément dans le canal de l’oreille (intra-profond, les plus discrets, munis d’un petit fil permettant de les retirer, pour les pertes légères et moyennes).

Ils ne disposent pas de réglage du volume, et ne peuvent bénéficier de la fonction boucle magnétique (position T, voir Les aides techniques). Ils ne peuvent être essayés, le moulage du plastique étant définitif. Le changement des piles, tous les 8 jours environ, est délicat en raison de leur taille, et un entretien régulier et soigneux est indispensable.

Les modèles classiques obstruent l’oreille, pouvant provoquer certains désagréments : les sons naturels ne sont plus entendus, le son de sa propre voix est perçu différemment. On ne peut pas les garder pendant la nuit, car ils provoquent des sifflements du côté où l’on est couché.

Les appareils "ouverts"

Il s’agit d’appareils « contours » plus petits et discrets associés à un petit fil dans l’oreille. L’oreille n’est pas bouchée et peut donc continuer à fonctionner, l’audition naturelle subsistante étant préservée. Contrairement aux appareils classiques, qui provoquent des sensations auditives un peu « violentes » même lorsqu’ils sont bien réglés, ces appareils ouverts sont confortables en termes d’audition et très bien tolérés. Ils sont cependant réservés aux cas de presbyacousie (pertes auditives modérées sur certains aigus dues au vieillissement), améliorant la compréhension de la parole (gain de 10 à 20 dB sur les aigus).
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Les associations de patients sont peu favorables aux appareils « intra », qui bénéficient d’un préjugé favorable des patients en raison de leur discrétion : ils les considèrent comme moins fiables, moins adaptables, et plus chers. Ils obstruent le conduit auditif, amplifient les bruits de mastication, provoquent plus fréquemment des sifflements (effet Larsen), et ne disposent pas de la position T (dispositif de boucle magnétique, voir Les aides techniques). De plus, si vous renoncez à l’achat après les tests, la coque (moulée sur mesure) vous est facturée à un prix non négligeable.
L’appareil retenu devra avoir une marge de progression en cas d’aggravation ultérieure de la déficience auditive.