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Le bruit excessif

L’intensité des sons (niveau sonore) est exprimée en décibels (dB). Le seuil de perception est situé à 0 dB. Jusqu’à 85 dB, les sons ne présentent aucun risque de choc auditif : un lieu calme correspond à environ 30 dB, les sons de l’environnement normal (dont la parole) à 60 dB. On considère cependant qu’une exposition à des sons au dessus d'un certain seuil pendant une certaine durée « use » le système auditif et favorise son vieillissement. Il s'agit très probablement d'un vieillissement du système de récupération des cellules de l'audition, face auquel nous ne sommes pas tous égaux.

Entre 85 et 120 dB, on trouve les sons forts nocifs (musique amplifiée, sports mécaniques, bricolage, chasse, BTP, industrie, agriculture), et au-delà de 120 dB les sons exceptionnels (avions, fusées, explosions…). Au-delà du seuil de nocivité (85-90 dB), les risques encourus sont proportionnels à l’énergie sonore, c’est-à-dire au niveau sonore et à la durée d’exposition au bruit (quelques minutes suffisent pour un niveau élevé !). Des facteurs de fragilité héréditaires ou individuels entrent également en ligne de compte.

La dangerosité des sons

Le tableau suivant (source : La protection des travailleurs contre le bruit, Editions ANACT, 1992) montre, pour les niveaux sonores supérieurs à 85 dB (seuil de nocivité), la durée maximale d’exposition journalière ne présentant pas de risques pour le système auditif (durée légale en environnement professionnel). On constate que cette durée diminue de moitié à chaque augmentation de niveau sonore de 3 dB.



Niveau sonore


Durée maximale d'exposition


85 dB


8 heures


88 dB


4 heures


91 dB


2 heures


94 dB


1 heure


97 dB


30 minutes


100 dB


15 minutes


103 dB


7 minutes et 30 secondes


106 dB


3 minutes et 45 secondes


109 dB


1 minute et 52 secondes


112 dB


56 secondes


115 dB


28 secondes


118 dB


14 secondes


121 dB


7 secondes



Les conséquences

L’exposition à ce type de sons n’entraîne pas forcément l’apparition de symptômes perceptibles : c'est la répétition de ces situations qui conduit à un vieillissement prématuré de l’oreille, et qui pourra entraîner une surdité précoce.

L’apparition de phénomènes temporaires, comme les acouphènes (bourdonnements ou sifflements) ou une audition « cotonneuse », doit être considérée comme une alerte marquant la « souffrance » de l’appareil auditif. Si les symptômes persistent plus de 12 heures, il est indispensable de consulter d’urgence un médecin ORL.

Dans les cas les plus graves, les conséquences seront irréversibles : acouphènes, baisse sensible de l’audition, hyperacousie, symptômes d’un « traumatisme sonore aigu » (TSA).
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La législation du travail impose une durée maximale d’exposition journalière au bruit de 15 minutes à 100 dB (à un mètre de distance), soit le maximum autorisé pour les baladeurs (dont les écouteurs sont au contact direct des oreilles). De même, la durée maximale d’exposition à 105 dB est de 4 minutes, sachant qu’il s’agit de la limite - très théorique – imposée aux discothèques (près des enceintes). Cela donne une idée de l’ampleur des risques auxquels sont exposés les jeunes (et moins jeunes) amateurs de musique ! Ces risques diminuent rapidement si l’on prend les précautions qui s’imposent : par exemple, à 4 mètres des enceintes, la durée maximale d’exposition monte de 4 minutes à 1 h 16.