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Les traitements

Il n’existe pas de traitement préventif de l’adénome de la prostate. Le traitement n’est proposé qu’en cas de troubles urinaires sérieux. Si les symptômes ne sont pas gênants, la surveillance sera poursuivie, avec une attention particulière à l’évolution des symptômes. Il sera conseillé de ne pas trop boire le soir après 18 heures.

Les traitements médicamenteux

Ils améliorent de façon variable le fonctionnement de l’appareil urinaire, mais sans effet sur le volume de la prostate (à l’exception des inhibiteurs de la 5-alpha-réductase). Il sera nécessaire de vérifier l’efficacité du traitement proposé et éventuellement de le modifier, chaque patient réagissant différemment aux produits appartenant aux trois familles de médicaments disponibles.

Deux extraits de plantes ont été reconnus comme efficaces, et sont remboursés par la Sécurité sociale, même si les raisons de leur efficacité restent mal connues : le prunier d’Afrique (Pygeum africanum) et le palmier nain d’Amérique (Serenoa repens). Ils améliorent les conditions de la miction, sans effets secondaires (notamment sur la sexualité). Les autres traitements à base de plantes n’ont pas prouvé leur efficacité et sont très coûteux (non remboursés).

Les alpha-bloquants ont un effet sur le tonus musculaire et limitent les contractions qui entravent la miction. L’amélioration est rapide mais ne se prolonge pas après l’arrêt du traitement. Leur action vaso-dilatatrice peut provoquer des effets secondaires : céphalées (maux de tête) ; vertiges ; asthénie (manque d’énergie) ; hypotension orthostatique (baisse brutale de la tension, comme lorsqu’on se relève rapidement, provoquant tournis et apparition de points blancs, et renforcée par les traitements contre l’hypertension ; le phénomène est sans gravité mais présente des risques de chute). Les effets sur la sexualité sont une amélioration des érections, mais, dans certains cas, une éjaculation rétrograde (effet réversible qui peut justifier une modification du traitement).

Les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase réduisent massivement la production de l’hormone agissant spécifiquement sur la prostate. Ils entraînent une diminution de son volume, mais avec des effets modestes sur la miction. Ils peuvent avoir des effets secondaires sur la sexualité : réduction de la libido et de l’érection. Ils sont généralement réservés aux adénomes très volumineux.

La chirurgie

En cas de rétention ou de complications, elle permet de retrouver un volume normal de la prostate et une miction également normale ; dans 5 à 10 % des cas, l’opération doit être renouvelée. L’opération se fait généralement par les voies naturelles (urètre), ou par une incision de l’abdomen si l’hypertrophie est importante.

Elle entraîne fréquemment (70 à 80 % des cas) un phénomène d’éjaculation rétrograde (vers la vessie), qui, malgré le maintien des érections et du plaisir sexuel, provoque l’infertilité et peut avoir des conséquences psychologiques sur le patient. Parfois (moins de 5 % des cas), on constate des problèmes d’érection qui seront traités par des médicaments ou des injections intra-caverneuses (indolores), ou un rétrécissement de l’urètre (sténose) qui entraîne la persistance de troubles urinaires.
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