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pixel vide accueil >> Comprendre le vieillissement >> L'adénome de la prostate >> Symptômes et complications
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Symptômes et complications
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Les sous-rubriques
. Evaluation des symptômes
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L’apparition de troubles urinaires doit entraîner une prise en charge de la maladie, afin d’améliorer la qualité de vie du patient et éviter des complications potentiellement sérieuses. Il est à noter que ce type de troubles n’est pas spécifique d’un adénome de la prostate, mais peut apparaître dans d’autres pathologies.

Les symptômes

L’adénome, même volumineux, n’entraîne pas forcément l’apparition de symptômes : il n’y a pas de lien direct entre sa taille et l’apparition des symptômes. Ceux-ci consistent en troubles urinaires, touchant la miction (acte d’uriner) et évoluant par poussées. On distingue les symptômes obstructifs (dysurie) et les symptômes irritatifs (pollakiurie, impériosité mictionnelle), plus rapidement perçus par les patients et souvent à l’origine d’une consultation. Il est à noter que ce type de symptômes peut également avoir une autre origine que l’adénome de la prostate.

La dysurie consiste en difficultés pour uriner, avec diminution de la force du jet, nécessitant des efforts prolongés du patient, avec une terminaison non franche (gouttes retardataires) et un sentiment subjectif de vidange incomplète. Les difficultés sont accentuées lorsque la vessie est très pleine : le matin au réveil, ou après une prise de boisson abondante, ou en cas de retenue volontaire prolongée.

La dysurie peut entraîner une rétention d’urine dans la vessie, qui n’arrive pas à se vider complètement. Dans sa forme chronique, elle peut entraîner des fuites involontaires ; à terme, le risque d’insuffisance rénale est réel. Dans sa forme aiguë, qui peut apparaître brutalement, le besoin d’uriner est impérieux, le ventre tendu et douloureux, sans possibilité de se soulager. Il faut alors consulter d’urgence pour vider la vessie grâce à une sonde.

La pollakiurie désigne des mictions fréquentes et de faible abondance, survenant d’abord en deuxième partie de la nuit, puis toute la nuit, enfin dans la journée (matinée). Elle ne doit pas être confondue avec la tendance du sujet âgé à uriner plus fréquemment la nuit (polyurie), où l’évacuation de l’urine se fait normalement. Elle peut être pénalisante pour la qualité du sommeil et pour la vie sociale, en particulier l’activité professionnelle et les déplacements.

L’impériosité mictionnelle, qui désigne des envies urgentes d’uriner, est particulièrement perturbante : l’intervalle entre le premier besoin et le besoin impérieux, d’au moins une heure en situation normale, est réduit ou disparaît totalement.

Par ailleurs, les patients ne peuvent rester plus de deux heures sans uriner.

Ces symptômes sont dus à différents mécanismes :
• la compression de l’urètre par la prostate, dont la portion centrale qui entoure l’urètre a anormalement grossi ;
• une augmentation du tonus musculaire au niveau du col de l’urètre et de la prostate.

On ne constate aucun effet sur les capacités sexuelles (érection) ; la fécondité est cependant diminuée plus nettement que dans le cadre du vieillissement « normal ».

Ces symptômes peuvent entraîner un inconfort psychologique important qui justifie la mise en route d’un traitement. Ils ne sont pas associés à des douleurs ou à des brûlures, qui, si elles existent, sont dues aux complications.

Les complications possibles

Sans prise en charge, ces symptômes risquent de s’aggraver et de provoquer des complications sérieuses, en cas de rétention vésicale chronique ou aiguë : la prostate empêche l’écoulement complet de l’urine qui reste bloquée dans la vessie et peut provoquer des phénomènes d’incontinence ou même une insuffisance rénale (par remontée de l’urine jusqu’au rein, qui a alors du mal à fonctionner).

L’accumulation de bactéries peut entraîner une infection urinaire, qui, si elle n’est pas traitée, peut toucher, outre la vessie (cystite), la prostate (prostatite) et le rein.

La stagnation de l’urine dans la vessie peut également entraîner la formation de calculs, accompagnés de douleurs, de présence de sang dans les urines (hématurie), ou provoquant le blocage brutal de la miction.
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