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 La prostate |
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La prostate fait partie de l’appareil reproducteur masculin. Située sous la vessie, elle comprend deux lobes séparés par un sillon, et a donc approximativement la forme d’une châtaigne. Elle communique avec les voies urinaires (urètre), et a pour fonction la sécrétion d’un fluide qui, mélangé aux spermatozoïdes, constitue le sperme. En raison de sa position, enserrant le départ de l’urètre, les maladies qui l’affectent peuvent provoquer des troubles urinaires.
L’affection la plus fréquente est l’adénome de la prostate, également appelé hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), accroissement du volume de la prostate qui apparaît le plus souvent chez les hommes de plus de 50 ans. La prostate, qui pèse entre 20 et 30 grammes, grossit naturellement avec l’âge, mais, selon la zone concernée et l’ampleur de l’accroissement (jusqu’à 250 grammes), peut provoquer des troubles urinaires handicapant la vie quotidienne et qui justifieront un traitement médicamenteux ou chirurgical. Il s’agit d’une lésion bénigne, sans rapport avec le cancer de la prostate, mais qui peut coexister avec lui.
Le cancer de la prostate est l’un des plus fréquents chez les hommes âgés, mais a généralement une évolution très lente. Son dépistage est recommandé à partir de 50 ans (45 ans pour les personnes ayant des antécédents familiaux). En effet, quand il reste localisé, des traitements (chirurgie ou radiothérapie) permettent de le traiter efficacement, avec cependant de fréquents effets secondaires.
Mise à jour : août 2007. |
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Votre agenda de dépistage Tous les ans à partir de 50 ans (ou de 45 ans pour les personnes à risques : deux personnes atteintes d’un cancer de la prostate dans la famille proche) : • toucher rectal (examen rapide et indolore), réalisé par le généraliste s’il en a le temps et l’habitude, ou par l’urologue sur prescription du médecin traitant : dépistage de l’adénome et du cancer ; • dosage sanguin de la PSA (prise de sang après abstinence sexuelle de 48 heures) : dépistage du cancer (taux élevé ou augmentant rapidement) et de l’adénome. L’apparition de troubles urinaires rend nécessaire une visite chez votre médecin traitant et/ou un urologue. Votre programme de prévention Une alimentation riche en graisses est un facteur de risque du cancer de la prostate, ainsi que le surpoids et le manque d’activité physique. On évoque également les effets protecteurs des flavonoïdes (fruits et légumes variés, à consommer également crus et non pelés, thé, cacao), des oméga 3 (poissons), de la vitamine E (huiles végétales, noix, salade). Il n’existe pas de traitement médicamenteux préventif.
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