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Une décision difficile à préparer avec soin

Les témoignages d’aidants expriment souvent une forte réticence au placement, qu’ils perçoivent comme une forme d’abandon ou de rejet, surtout au sein d’un couple, une épreuve infligée brutalement au patient. Ils l’envisagent seulement pour un futur indéterminé où le patient serait inconscient de ce qui lui arrive, sans sentiment ni souffrance. La référence à un passé idéalisé où les anciens auraient été harmonieusement intégrés dans la cellule familiale contribue à leur culpabilisation ; la surpopulation des « hospices » et leurs conditions de vie dramatiques, ou la relégation des anciens dans une pièce isolée en milieu rural relativisent considérablement cette image d’Epinal.

Une étape dans la prise en charge

Le placement ne doit certes pas être trop précoce, les patients étant très attachés à leur cadre de vie habituel et à leur entourage. Mais la maladie doit être envisagé comme un processus où une prise en charge spécialisée doit intervenir à chaque étape, en fonction des besoins : intervention d’aides extérieures, accueil de jour, qui représente une solution intermédiaire très profitable pour tous, placement si les autres solutions ont atteint leurs limites.

Cette décision est ainsi une manière de s’occuper du patient et de lui témoigner son amour, en le confiant à des professionnels compétents qui seront les mieux à même d’en prendre soin. Une conséquence paradoxale d’un placement réussi sera la difficulté de la famille à supporter la séparation, liée à la peur des aidants d’être « oubliés », et à accepter la nouvelle vie du patient, avec de nouveaux repères et de nouvelles relations. La confiance envers l’équipe d’encadrement est primordiale : les aidants ont souvent l’impression d’être les seuls à « comprendre » suffisamment le patient pour pouvoir s’en occuper efficacement.

Des aidants toujours investis

Le choix de l’établissement tiendra compte de critères médicaux (spécialisation dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer), de la proximité géographique et des ressources de la famille. Des visites ponctuelles ou des séjours temporaires peuvent permettre de se familiariser avec ce nouveau lieu de vie et le personnel d’encadrement.

L’idéal est que la famille reste présente dans l’accompagnement. Il est fréquent qu’elle souffre plus que le malade lui-même lors du placement, en raison d’un fort sentiment de culpabilité qui devra fréquemment être « parlé » dans le cadre d’un soutien psychologique de l’aidant. Le choix d’un établissement pourra prendre en compte le degré d’implication prévu pour les familles.

Des besoins non satisfaits

Le nombre de lits en établissements médicalisés est insuffisant pour faire face aux besoins toujours croissants. Il en résulte des délais d’attente parfois importants pour trouver une place dans la zone géographique souhaitée.

La préparation en amont du placement permet de ne pas avoir à trouver « en catastrophe » un établissement, au moins temporaire, ce qui pourrait entraîner des changements brutaux et à répétition pour des patients qui les supportent mal. Diverses pistes sont donc à explorer.

Le recours à un accueil de jour au sein d’un établissement permet d’avoir un contact direct avec le personnel soignant et administratif, et de pouvoir être tenu au courant des places libérées. Certaines caisses de retraite disposent de réservations dans les établissements de retraite pour permettre l’admission prioritaire de leurs allocataires (s’adresser au service d’action sociale de la caisse de retraite complémentaire principale du patient).

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