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De nouveaux modes de communication

Les réactions du malade sont difficiles à interpréter : sa conduite peut parfois sembler ne pas avoir de sens, mais elle correspond à ses pensées et ses émotions du moment, très variables et cela sans raison apparente. Sa vie émotionnelle doit donc être prise en considération, afin de soulager sa souffrance autant que possible. Le malade a plus encore besoin d’être écouté, entendu, rassuré, sollicité sur son ressenti, son vécu.

Les troubles importants touchant le langage rendent nécessaire une communication qui ne passe plus essentiellement par la parole, mais par les gestes et les comportements. Le malade perçoit toujours de nombreux éléments de son environnement et y est sensible. Le contact physique, le regard, le sourire, une voix douce peuvent le réconforter et l’apaiser.

Quelques conseils pour communiquer avec un patient :

Retenez son attention

Abordez-le doucement en vous plaçant face à lui. Touchez-lui délicatement la main ou le bras de manière à attirer son attention, utilisez son prénom, attendez qu'il soit prêt à vous écouter. Réduisez les distractions : la télévision et la radio doivent être éteintes.

Etablissez un contact visuel

Mettez-vous face à lui en le regardant dans les yeux. Vous l'aiderez à comprendre ce que vous avez à lui dire.

Parlez doucement et clairement

Utilisez des mots simples et des phrases courtes. Parlez clairement et lentement. S'il a du mal à entendre, n'élevez pas la voix : parlez doucement.

Un seul message à la fois

Ayez des conversations simples. Evitez de donner plusieurs informations à la fois. Si vous l'interrogez, simplifiez ses choix. Les questions qui attendent un "oui" ou un "non" (questions fermées) sont plus faciles que les questions ouvertes. Par exemple, demandez-lui « Veux-tu de la soupe pour dîner ? » plutôt que « Qu'est-ce que tu veux pour dîner ? », « Veux-tu te promener ? » plutôt que « Que veux-tu faire ? ».

Répétez les informations importantes

Si la personne ne comprend pas le message la première fois, répétez-le en utilisant les mêmes mots, puis des synonymes.

Montrez les choses en parlant

Montrez-lui ce que vous voulez dire tout en lui parlant. Par exemple, si le moment est venu de lui laver les cheveux, montrez-lui le shampooing et la serviette pour le lui faire comprendre ; montrez la table à l’heure du repas.

Soyez patient

Laissez-lui le temps de répondre, et ne l’interrompez pas lorsqu’il essaye de communiquer. Aidez-le sans faire les choses à sa place : si un mot lui manque, proposez-lui plusieurs réponses. S’il oublie immédiatement, répétez ce qui a été dit.

Soyez attentif

Ses réactions à ce que vous dites vous montrent ce qu'il comprend. Faites attention aux expressions de son visage. Lorsque ses réponses ne sont pas adaptées à la situation, essayez de réagir en fonction de son humeur et tenez compte de ses sentiments.

Soyez rassurant

Evitez au maximum de laisser paraître votre inquiétude à son propos. Plus vous semblerez chaleureux et apaisé, plus il sera lui-même rassuré. Soyez positif,, encouragez-le : il éprouvera moins de honte et d’embarras pour communiquer, et tentera plus volontiers de le faire.

Choisissez le meilleur moment

C'est généralement celui où le malade s'exprime spontanément. Vous pourrez alors le guider (sur le sujet qu'il a choisi). Le message passe mieux quand le malade a abordé le sujet lui-même. Le plus pénible sera toujours pour lui de répondre à des questions qui ne viennent pas de lui. Il sent que l'on attend ses réponses et il craint l'échec.

Vous ne comprenez pas sa réponse

Constatez le fait : « je n’arrive pas à te comprendre » tout en faisant preuve d’empathie : « je suis désolé, je sais que c’est frustrant pour toi ». Rassurez-le et proposez-lui une autre activité : « si tu veux, on en parlera plus tard… en attendant, si nous allions nous promener ? ».

Impliquez-le dans les conversations

Il faut toujours l’impliquer dans une conversation s’il est présent, à condition qu’il n’y ait pas trop d’interlocuteurs (une ou deux personnes au maximum, sinon la situation deviendrait stressante et aggraverait ses problèmes de concentration). Ne parlez jamais de lui comme s’il n’était pas présent dans la pièce.

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