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Stimuler le patient : les grands axes

Préserver sa capacité de décision

Associez le malade aux décisions importantes, en particulier celles en rapport avec la vie familiale, en vous adaptant à sa capacité de jugement. Laissez au malade le plus de choix possible, à propos des repas, des vêtements, des loisirs et des sorties… Informez-le au maximum des événements importants, y compris en cas de décès d’un proche : ce qui n'est pas dit est ressenti par le patient, au risque de provoquer angoisse, confusion et agitation.

Maintenir une routine sécurisante

L’environnement doit être le plus familier possible au malade, afin de lui permettre de mieux appréhender le quotidien, et de continuer à faire les choses par lui-même aussi longtemps que possible. Ne modifiez pas les repères du malade, ne changez pas les objets familiers de place. Les personnes qui interviennent au domicile (aide ménagère, aide soignant) doivent changer le moins possible. Evitez les voyages ou les changements de domicile trop fréquents.

L’organisation du rythme des journées doit également être rassurante pour le patient, qui en perd la vision d’ensemble. L’emploi du temps sera régulier : repas, toilette, habillage, loisirs… Ce côté rituel et répétitif aura un effet apaisant.

Impliquer dans les tâches quotidiennes

S’il le désire, le patient peut vous aider pour la cuisine, le ménage, le jardinage, etc. Il peut également vous accompagner pour faire les courses. Ces activités permettent de le valoriser et de conforter son sentiment de responsabilité et de compétence.

Choisir avec lui ses activités

L’objectif est de permettre au malade de faire ce qu’il aime le plus longtemps possible. Laissez-le faire tout ce qu’il peut encore faire par lui-même. Encouragez-le à pratiquer ses anciens loisirs s’il en a la possibilité, en réduisant éventuellement ses objectifs (limiter l’espace de jardinage, par exemple) : activités manuelles et artisanales, jeux « solitaires », écoute ou pratique de la musique, expositions, participation à des clubs, lotos, thés dansants.

Maintenir une activité physique

L’activité physique (marche, gymnastique douce, danse, natation, selon ses goûts) est recommandée, en particulier pour améliorer le sommeil et limiter les déambulations et le risque de « fugue ». La promenade, si elle reste possible, est une des activités les plus agréables et les plus riches en possibilités de communication : elle offre de nombreuses occasions d’observation, et de stimulations visuelles, auditives ou olfactives. Elle ne présente pas de grands risques et apaise le malade ; l’après-midi est le meilleur moment de la journée pour cette activité.

Préserver sa place dans la famille

Il est recommandé de préserver les liens familiaux et d’encourager les rencontres avec les proches. Sauf exception, le patient apprécie les contacts avec autrui et avec sa famille. Cela permettra, pour lui mais aussi pour vous, de ne pas s’isoler et d’entretenir les liens familiaux et amicaux. Afin de faciliter les contacts, expliquez la maladie et ses effets à votre entourage. Les enfants auront particulièrement besoin d’explications adaptées à leur âge, pour mieux comprendre que la maladie provoque des comportements parfois étranges : poser toujours la même question, manger avec ses doigts… Des échanges avec les adolescents éviteront des réactions de rejet et encourageront leur implication.

Conserver des liens avec son passé

Outre la poursuite de ses activités favorites, l’évocation du passé a un rôle positif en renforçant l’identité et la mémoire de soi. Les souvenirs antérieurs à la maladie sont souvent très vivaces, avec parfois la remémoration d’épisodes douloureux de l’enfance. Faites-lui se remémorer et évoquer des épisodes de sa vie, en regardant des photos de famille.

Le recours aux structures d’accueil de jour

Le recours à l’accueil de jour, le plus tôt possible, est vivement conseillé pour les bienfaits qu’il apporte à la fois au patient et aux aidants. Aux stades avancés de la maladie, où le patient a du mal à s’occuper seul, ceux-ci y trouvent un répit indispensable dans leur tâche, ainsi que des échanges avec des spécialistes de la maladie. Au sein de groupes homogènes quant à l’avancée de la maladie, les patients bénéficient d’interventions thérapeutiques qui favorisent le maintien de leur autonomie, du contact avec la réalité et d’une vie sociale. Cela permet de compléter utilement les actions que vous développez au quotidien.

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