Certains moments de la journée sont occupés par des activités indispensables, qui prennent beaucoup de temps (toilette, habillage, préparation des repas, repas). Les moments libres seront utilement mis à profit pour des activités stimulantes (sans excès…).Les bienfaits de la stimulation cognitive Plus la maladie progresse, plus il devient difficile au patient d’initier seul une activité et de la mener à bien. La stimulation optimise les capacités persistantes, et lui permet ainsi de rester plus longtemps autonome dans son cadre habituel. Elle facilite également la revalorisation du malade : au fur et à mesure de l’avancée de la maladie, ses activités habituelles se réduisent puis sont abandonnées (activité professionnelle éventuelle, loisirs, conduite automobile…). Le fait d’être occupé et stimulé lui permet d’être moins replié sur lui-même ; l’anxiété et les troubles du comportement diminuent.Préserver l‘autonomie du patient Dans la mesure du possible, son autonomie doit être préservée : laissez-le faire ce qu’il veut et peut encore faire, en expliquant si nécessaire et en décomposant les étapes. Résistez à la tentation de vous substituer à lui pour les activités « utilitaires » : aidez-le, soyez patient, en acceptant qu’il faille 4 à 5 fois plus de temps pour réaliser la même tâche. Evitez de le presser ou de l’interrompre, ce qui pourrait augmenter sa confusion et déclencher une attitude négative ou une réaction agressive. De même, les décisions ne seront prises à sa place qu’en cas de nécessité.
Cependant, les activités proposées doivent toujours mettre en jeu des capacités mentales et physiques que le malade possède toujours : proposez, ne forcez jamais, évitez à tout prix de le mettre en situation d’échec. Pour ce faire, évitez tout aspect « scolaire » des activités, sauf si cela correspond à une demande du patient. Grâce à votre connaissance de votre proche, vous détenez les solutions les plus adaptées : faites appel à votre imagination… et n’hésitez pas à répéter les activités qui fonctionnent bien et que le malade apprécie.
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