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Le traitement des symptômes associés

D'autres médicaments, non spécifiques, visent à atténuer les troubles comportementaux et traitent les éventuels symptômes dépressifs (somnifères, anti-dépresseurs, tranquillisants, anti-épileptiques). L’agressivité pouvant être considérée comme une forme d’expression, parfois la seule subsistante, la réponse médicamenteuse n’est pas toujours adaptée (sauf en cas de danger réel pour l’entourage).

La dépression

La dépression et la démence sont souvent intriquées chez la personne âgée, et il est parfois difficile de faire la part de chaque pathologie. Le traitement anti-dépresseur en première intention peut permettre, s’il est efficace, d’écarter le diagnostic de maladie d’Alzheimer. Si celui-ci est posé, ce traitement est utile en début de maladie, lorsque le patient est conscient des premiers symptômes, et ressent des sentiments de désespoir, de peur de l’avenir, de culpabilité, avec tendance à l’apathie et au repli sur soi. Le traitement fait la plupart du temps appel aux inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), qui sont les mieux tolérés.

L’anxiété pure

Le médicament le mieux adapté semble être le méprobamate, les benzodiazépines étant à éviter en raison de leurs effets secondaires ; quel que soit le médicament, la prescription doit être limitée à douze semaines, avec une posologie efficace la plus faible possible.

L‘apathie

Il s’agit d’un manque de motivation, non attribuable à un trouble de la conscience, à un déficit intellectuel ou un choc émotionnel ; il provoque la diminution de l’initiative motrice et cognitive et du ressenti affectif. Ce symptôme doit être différencié de la dépression, mais il peut en faire partie. Les médicaments utilisés sont les inhibiteurs de l’acétylcholinestérase, le valproate de sodium, la rispéridone.

L’agitation

Il s’agit d’une activité verbale, vocale ou motrice inappropriée par sa fréquence ou le contexte social dans lequel elle survient : déambulation, cris et vocalisation, chantonnement, objets cachés... Avant de traiter ce symptôme, il convient de rechercher une cause médicamenteuse ou toxique, une douleur physique ou un syndrome dépressif passés inaperçus. Il faut également chercher le sens des troubles replacés dans leur contexte, afin d’améliorer la prise en charge globale : l’agitation, l’énervement, la colère peuvent être des moyens d’expression dont il convient de rechercher la signification éventuelle avant de prescrire un traitement pour calmer le patient.

Les troubles du sommeil

Ils peuvent avoir un impact important sur la qualité de vie des aidants, parfois jusqu’à l’épuisement. Il faut cependant noter que les plaintes concernant la qualité du sommeil sont fréquentes mais pas toujours fondées, compte tenu de l’âge des patients qui raccourcit souvent le temps de sommeil. Les siestes et les couchers précoces, surtout en institution, provoquent logiquement des réveils (très) matinaux : une meilleure gestion des rythmes de repos et des activités plus soutenues pourront améliorer la situation.

De nombreux médicaments peuvent également nuire à la qualité du sommeil, et leur utilité devra être soigneusement examinée par le médecin traitant. Enfin, les benzodiazépines à action courte ont des effets négatifs sur la mémoire et les processus cognitifs, et doivent donc être évités chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

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