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Ralentir l’évolution de la maladie

Des traitements pour les symptômes

Les traitements pharmacologiques actuels sont des traitements symptomatiques et non curatifs. Ils ne permettent pas de guérir la maladie, mais améliorent la qualité de vie des patients en allégeant les symptômes : stabilisation ou amélioration des troubles de la mémoire et des compétences pour les actes courants de la vie quotidienne (suivre une conversation, répondre au téléphone, s’habiller, se laver…).

Il est ainsi possible de ralentir la perte d’autonomie et d’améliorer l’adaptation des patients à la vie quotidienne. On considère que leur efficacité (variable selon les patients) dure de quatre à cinq ans, et qu’ils peuvent fournir un gain de deux à trois ans sur l’évolution globale de la maladie. Leur prescription devra tenir compte de leurs effets secondaires et des incompatibilités avec certaines maladies ou d’autres traitements. Des tests réguliers seront effectués par un psychologue spécialiste de la mémoire pour surveiller l’évolution de la maladie et l’efficacité du traitement.

Les types de traitements

La maladie est associée à la baisse de certains neuro-transmetteurs (transmettant les messages entre cellules nerveuses), notamment l’acétylcholine, détruite par certaines protéines. Certains médicaments visent à bloquer l’action de celles-ci, d’autres à amplifier l’action de l’acétylcholine.

Les inhibiteurs de l’acétylcholinestérase bloquent l’action de cet enzyme responsable de la destruction de l’acétylcholine. Ils ne peuvent cependant agir que s’il existe encore dans le cerveau des récepteurs à l’acétylcholine, c’est-à-dire dans les formes légères à modérées de la maladie, pendant les deux à trois premières années. Ces médicaments sont efficaces pour les deux tiers des patients. Ils nécessitent une surveillance étroite de la part du médecin, en raison des nombreux effets secondaires qu’ils peuvent provoquer et qui peuvent nécessiter l’arrêt du traitement : nausées, vomissements, diarrhée, anorexie, vertiges, syncopes, troubles du sommeil, maux de tête.

Les antagonistes glutamatergiques agissent en diminuant l’activité excessive des récepteurs glutaminergiques NMDA du cerveau, responsable d’une destruction des cellules nerveuses. Ils sont utilisés dans les formes modérées à sévères de la maladie, seuls ou associés aux précédents.

Des espoirs pour l‘avenir

Plusieurs pistes de recherche sont actuellement explorées par les scientifiques :
• l’utilisation de facteurs de croissance naturels, afin de stimuler le développement des cellules nerveuses ;
• le recours à certaines molécules empêchant les dépôts amyloïdes qui provoquent la mort des neurones ;
• l’étude de composés ayant certaines des propriétés de l’acétylcholine et permettant de suppléer à son manque.

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