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Des troubles multiples

La phase modérée de la maladie

Dans la phase dite « modérée » de la maladie apparaissent des pertes de sensations, une maladresse gestuelle, des difficultés pour réaliser certains actes de la vie quotidienne qui font intervenir de multiples compétences (gérer ses finances, faire ses courses, cuisiner, s’habiller…) : les zones du cerveau gérant les « savoir-faire » sont atteintes. Le langage s’appauvrit : vocabulaire restreint, construction des phrases simplifiée. On note une rupture, même si elle est progressive, par rapport aux capacités antérieures de la personne ; cependant, les acquis antérieurs à la maladie permettent encore une vie autonome, et préservent la capacité d’éprouver du plaisir et de profiter de loisirs adaptés.

Des problèmes comportementaux peuvent faire leur apparition : le malade erre ou fait les cent pas, il a des gestes ou des paroles répétitifs, il cache des objets ou recherche quelque chose en permanence ; on constate fréquemment une certaine apathie. On peut constater également des troubles du sommeil : réveils nocturnes, somnolence diurne, inversion du rythme nuit-jour…

L’attitude vis-à-vis de l’entourage connaît des changements. Il peut se produire des manifestations d’agressivité, mais cela n’a rien de systématique : une attitude paisible et douce est fréquente, avec un fort besoin de protection. L’irritabilité et l’anxiété proviennent souvent de la conscience des troubles, avec le sentiment d’échec et de dévalorisation de soi qui l’accompagne, et qui devra être combattu par l’entourage. Progressivement, le malade n’attachera plus d’importance à sa maladie.

Un lien étroit avec la famille peut être maintenu très longtemps si l’environnement est favorable ; il ne disparaît pas nécessairement lors d’un placement en institution, contrairement aux craintes de certaines familles.

La phase sévère de la maladie

Plus tard dans la maladie (phase « sévère ») apparaissent des problèmes de motricité et d’autonomie. La coordination des mouvements devient problématique, la marche et l’évitement des obstacles sont malaisés en raison des difficultés liées au schéma corporel et à l’intégration du corps dans l’environnement, ainsi qu’au repérage des objets qui l’entourent.

Le patient peut ne plus reconnaître ses proches par moments, ou faire de « fausses reconnaissances » - souvent un proche (conjoint, mère), même décédé, par besoin de sécurité affective. Le ressenti émotionnel persiste jusque très tard dans la maladie, même s’il devient de plus en plus difficile à percevoir et à interpréter pour l’entourage.

Les troubles des conduites alimentaires et les difficultés de déglutition peuvent entraîner une dénutrition et un amaigrissement importants, avec une altération des défenses immunitaires et des complications infectieuses, qui sont souvent à l’origine du décès du patient.

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