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 Enjeux et organisation |
Pour rester chez soi dans de bonnes conditions, il faut pouvoir bénéficier d’un cadre propre et sécurisant, et d’une vie sociale adaptée à son âge. Il faut également être en mesure de conserver une hygiène personnelle de qualité, ainsi qu’une bonne hygiène de vie.
En dehors de l’appui souvent incontournable que représentent la famille et les proches - que l’on appelle les « aidants naturels » - toute une série d’aides, humaines ou financières, sont donc prévues pour permettre à la personne âgée de continuer à vivre à son domicile, selon son degré de dépendance… Il suffit parfois de peu de choses, et avant tout d’une aide à la vie quotidienne (97 % des personnes aidées en bénéficient), notamment le ménage et les courses. Elle va être assumée par l’aide ménagère ou aide à domicile.Lorsque l’autonomie est moindre, l’auxiliaire de vie sociale ou l’assistante de vie sociale interviennent pour assurer, au-delà des tâches ménagères, une aide aux autres gestes de la vie quotidienne : aide aux repas, aide à la toilette, à l’habillage, aux transferts et déplacements… Parce qu’elle intervient au plus près de la personne, elle est formée au respect de la pudeur et de la vie privée. Elle connaît aussi les impacts physiques et psychologiques du vieillissement.Des besoins parfois temporaires La perte d’autonomie peut être importante mais passagère, par exemple pendant la durée du traitement d’une maladie grave, comme le cancer. Dans ce cas il existe une prise en charge « garde à domicile » qui permet d’assurer durant une durée limitée une présence soutenue (jusqu’à 35 heures par semaine) au domicile. Il existe également une série d'aides matérielles destinées à se simplifier la vie : téléalarme, portage des repas, petits dépannages…
Plus on avance en âge et plus les soins médicaux et infirmiers deviennent nécessaires et réguliers. Ils pourront être réalisés, selon leur degré d’importance, par un service de soins infirmiers ou une infirmière libérale inscrits ou non dans un réseau de santé ou un service d’hospitalisation à domicile, qui font également travailler des aides soignantes.L‘habitat et les transports S’il faut savoir se simplifier le quotidien et prévenir les chutes, il est difficile de faire entrer un fauteuil roulant dans une maison dotée de quelques marches à l’entrée, difficile également de monter chaque jour un escalier intérieur lorsque l’on a 80 ans… L’aide à l’amélioration de l’habitat doit permettre de résoudre ces obstacles à la vie chez soi.
On n’est jamais aussi heureux de rester chez soi que lorsque l’on peut en sortir aisément, que ce soit pour faire des démarches administratives ou de soins, ou pour maintenir des liens sociaux avec sa famille, son quartier, ou encore pour continuer à militer pour telle cause essentielle à nos yeux. L’aide aux transports et à la mobilité permet de continuer à se déplacer dans de bonnes conditions. Les associations et clubs vous offrent le cadre d’une activité sociale.Qui aide et comment bénéficier d’une aide ? Le CCAS, le CLIC, l'assistant de service social, une association de soins à domicile et/ou le délégué régional de votre caisse de retraite complémentaire vous aideront à y voir plus clair. Après évaluation de vos besoins et de vos ressources, ils vous orienteront (ou s’occuperont pour vous des démarches) auprès du Conseil général ou des caisses de retraites (CRAM et/ou caisses complémentaires). |
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