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Les traitements


La baisse de la production d’hormones féminines au moment de la ménopause étant une des principales causes de l’ostéoporose chez la femme, le traitement hormonal substitutif (THS) peut être utilisé pour lutter contre cette affection. Il existe d’autres traitements, ayant un effet direct sur les os, et donc utilisables par les femmes quand le THS n’est pas ou plus adapté, ou par les hommes (alendronate, appartenant à la famille des biphosphonates).

Le traitement hormonal substitutif (THS)

Les œstrogènes administrés lors d’un THS limitent la résorption osseuse et réduisent les risques de fracture. Ils sont souvent associés à un progestatif, et peuvent être prescrits sous différentes formes (comprimés, patchs, gels, etc. ; voir la rubrique La prise en charge de la ménopause). Cependant, l’arrêt du traitement fait disparaître l’effet protecteur des œstrogènes sur les os ; il serait donc nécessaire de le prolonger pendant une longue période, ou de le démarrer plus tardivement, ce qui lui enlèverait son bénéfice pour les autres troubles de la ménopause.

En raison des risques non négligeables qu’il comporte, surtout sur la durée, le THS n’est actuellement plus indiqué pour la seule prévention de l’ostéoporose : les autres traitements disponibles seront proposés en priorité (voir la rubrique Les risques du THS).

Les autres traitements

Une première prise en charge pour les sujets âgés présentant un déficit osseux peut consister en l’association de calcium et de vitamine D. Lorsque l’ostéoporose est diagnostiquée, d’autres traitements doivent être envisagés.

Les modulateurs sélectifs des récepteurs aux œstrogènes (SERM), dont le plus connu est le ralixofène, ont un effet sur la perte osseuse et les risques cardio-vasculaires, sans risque accru de cancer du sein ou de l’utérus. Son efficacité semble cependant limitée aux fractures vertébrales (diminution de 30 à 50 %), sans effet sur les autres types de fractures.

Les biphosphonates bloquent l’activité des ostéoclastes et limitent ainsi la résorption osseuse, réduisant le risque de fractures. Il existe plusieurs médicaments de ce type, dont certains sont utilisés à titre préventif, d’autres en cas de survenue de fractures ou de tassements. Ils sont systématiquement associés à la prise de calcium, afin d’exercer pleinement leurs effets sur les os.

La calcitonine a un effet sur la douleur en cas de fractures ou de tassements vertébraux. Son efficacité pour la réduction des risques de fracture n’a pas été démontrée, et elle n’est plus utilisée en France pour le traitement de l’ostéoporose.

Le ranélate de strontium a une double action : il favorise la formation osseuse et réduit la résorption osseuse. Il agit essentiellement sur les fractures vertébrales (diminution des récidives et des nouvelles fractures).

Le tériparatide régule le taux de calcium dans le sang et stimule la formation osseuse, réduisant la survenue de fractures vertébrales. Son mode d’administration (injections sous-cutanées quotidiennes) et son coût très élevé limitent son utilisation aux situations d’échec d’autres traitements ou à des formes particulières d’ostéoporose.
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Les phytoœstrogènes parfois évoqués pour le traitement des bouffées de chaleur lors de la ménopause (avec une efficacité discutable et des risques mal évalués à l'heure actuelle) n’ont aucun impact sur les problèmes osseux.