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 Le diagnostic des médecins |
Conformément aux recommandations de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), qui organise depuis 1999 une Journée mondiale de l’ostéoporose, l’objectif est de dépister l’ostéoporose avant la survenue des fractures.Le diagnostic est réalisé grâce à la densitométrie osseuse (mesure de la densité des os) ; le lien entre le risque de fracture et la diminution de la densité minérale osseuse (DMO) a en effet été mis en évidence par plusieurs études.
L’examen se fait par absorptiométrie biophotonique à rayons X, qui nécessite une faible irradiation. La mesure est faite à deux niveaux : les vertèbres lombaires et l’extrémité supérieure du fémur. L’écart entre les résultats obtenus et la valeur moyenne des adultes jeunes de même sexe (T-score) permet d’évaluer la perte de densité osseuse.
L’examen peut être réalisé au moment de la ménopause, pour permettre d’affiner le choix thérapeutique. Il sera très utile vers 60-65 ans, période où les risques sont importants, et bien sûr en cas de fracture suspecte.
Certaines anomalies radiologiques peuvent également amener à réaliser une densitométrie, de même que la mise en route d’une corticothérapie, qui accroît le risque d’ostéoporose.
Lors du suivi des traitements de l’ostéoporose, la mesure pourra être renouvelée tous les deux ans environ, les variations de densité étant relativement faibles. Elle sera également réalisée en fin de traitement, afin de disposer d’une valeur de référence.Des examens récemment apparus de mesure des marqueurs biochimiques du remodelage osseux permettent, en complément de la densitométrie, d’évaluer plus précisément les risques de fracture (prévention), ainsi que l’efficacité d’un traitement déjà mis en œuvre (les résultats sont évaluables plus rapidement).
Des examens biologiques complémentaires sont réalisés lors de la découverte d’une ostéoporose, afin de déterminer si elle n’est pas due à une autre maladie. |
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