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Les appareils auditifs
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Les sous-rubriques
. Les appareils et leur fonctionnement
. Les types d'appareillage
. Le rôle de l'audio-prothésiste
. Entretien et durée de vie
. Coûts et financements
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Les réticences à l’utilisation des aides auditives (appareils) restent très fortes. Les raisons en sont probablement multiples, comme le soulignent les associations de patients : réticences psychologiques et esthétiques, appareils chers et mal remboursés, difficulté de s'adapter aux sons de la prothèse, réglages difficiles nécessitant disponibilité et écoute de la part de l’audio-prothésiste, type de commercialisation (uniquement par le secteur privé), absence de contrôle par la Sécurité sociale ou de supervision par des centres indépendants d'audiométrie, d'orthophonie et d'accompagnement psychologique, etc.

Un gain réel, mais pas de miracle...

Ils sont pourtant très utiles dans certains cas, pour des pertes à partir de 40 à 45 dB (audiométrie vocale), voire moins si elles concernent les fréquences aiguës impliquées dans la compréhension de la parole. Ils sont efficaces grâce au gain auditif apporté (jusqu’à 80 dB pour les contours d’oreille), accompagné d’une véritable rééducation du cerveau qui retrouve des sons (fréquences) oubliés.

Sans faire de miracles (on ne peut parler de guérison), ils peuvent améliorer considérablement la vie quotidienne. Il sera nécessaire de s’adapter progressivement à un nouveau type d’audition, grâce à l’audio-prothésiste et éventuellement un orthophoniste. La principale limitation reste la compréhension d’une conversation dans un bruit ambiant important, qui pourra être considérablement améliorée par l’apprentissage (assez facile) de la lecture labiale. Les troubles de la mémoire et de l’humeur parfois associés à la malentendance (anxiété, tristesse, démotivation) peuvent être améliorés en quelques mois (étude du groupement de recherche du CNRS sur les prothèses auditives).

S’ils sont mal adaptés, les appareils peuvent malheureusement aggraver l’état auditif du patient. Il faut donc bien se renseigner sur la compétence de l'audio-prothésiste choisi. Ils doivent également procurer un gain réel, même s’il n’est pas à la hauteur des affirmations des fabricants : sinon, l’appareil sera vite négligé, et la dépense, importante, aura été inutile.

L‘importance d‘une réaction précoce

L’appareillage doit être envisagé dès l’apparition d’une réelle gêne dans la communication, qui peut parfois être décelée plus facilement par l’entourage que par la personne concernée. Il est cependant indispensable de faire des essais, car dans les cas de surdité légère et/ou d'audioprothèse mal adaptée, la gêne dans la communication peut se trouver encore aggravée. La réussite de l'appareillage évitera au contraire de s’enfermer dans une forme d’isolement. Le confort d’écoute est amélioré, et la perte auditive peut être freinée (sans être stoppée) par la stimulation provoquée par les sons amplifiés.

On considère souvent que l’adaptation à un appareil auditif est d’autant plus aisée qu’elle est précoce : les zones du cerveau concernées sont toujours opérationnelles, et l’on est moins agressé par le retour des sons que l’on n’entendait plus. Les ressources du cerveau sont cependant insoupçonnables, comme le montre l’exemple récent des implants cochléaires : des personnes restées totalement sourdes pendant de longues années montrent une capacité d’adaptation étonnante, et cela même à des âges avancés.

Rappelons enfin que le port d’un appareil adapté ne provoque en aucun cas une aggravation ou une accélération de la baisse auditive : le système auditif ne devient pas « paresseux », il est au contraire plus actif et mobilisé car mieux stimulé.

Une ou deux oreilles ?

Si les deux oreilles sont touchées, il est vivement recommandé de les appareiller toutes les deux (stéréophonie) : le seuil de perception est abaissé et la compréhension de la parole s’en trouve grandement améliorée ; le maintien de l’équilibre est facilité ; la localisation des sons dans l’espace et la situation du corps sont mieux appréhendés. De plus, l’oreille non appareillée risque, faute de stimulation, de voir ses capacités auditives restantes disparaître.

Si, pour des raisons financières, une seule oreille est appareillée, au moins dans un premier temps, demandez à l’ORL de ne pas spécifier laquelle. Vous pourrez ainsi tester l’appareillage sur chacune des oreilles et choisir ce qui vous convient le mieux. Il peut être paradoxalement intéressant d’appareiller la meilleure oreille, comme le notent des associations de patients : compte tenu de l’acoustique des appareils, l’appareillage de la mauvaise oreille risque de gêner la compréhension via l’autre oreille.
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On compte en France environ 800 000 porteurs d’audioprothèses, avec 340 000 appareils vendus chaque année. Ces chiffres sont largement inférieurs à ceux de certains autres pays, par exemple les pays scandinaves où ils atteignent le double (proportionnellement au nombre d’habitants). Cela s’explique par le niveau de prise en charge des coûts par la collectivité (quasiment en totalité dans certains pays).
On relèvera cependant que le niveau de satisfaction vis-à-vis des appareils est moindre dans ces pays, le montant de la prise en charge ne permettant pas l’acquisition d’appareillages bénéficiant des dernières avancées technologiques.