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Les acouphènes
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Sans gravité au niveau médical, les acouphènes, bruits parasites perçus de façon occasionnelle ou permanente, peuvent avoir un impact lourd sur la qualité de vie.

Dans certains cas, ils trouvent leur origine dans une source sonore physique à l’intérieur du corps (vaisseau sanguin, mouvements des cellules ciliées de la cochlée). Ils sont alors appelés acouphènes objectifs, dans la mesure où ils peuvent être entendus par une autre personne, et seront accessibles à un traitement médicamenteux, conduisant à leur atténuation ou à leur disparition.

Ils peuvent être dus à des problèmes de santé, comme l’hypertension, le diabète, les problèmes vasculaires.

Les acouphènes subjectifs

Plus fréquents, les acouphènes dits subjectifs sont définis comme une sensation auditive perçue en l’absence de toute stimulation sonore. Ils sont dus à un traitement erroné des informations par le système auditif : le signal nerveux est interprété à tort par le cerveau comme un son.

Consistant en sifflements, en bourdonnements, ou d’autres types de sons, occasionnels ou permanents, d’intensité variable, ils sont souvent très pénibles à supporter et peuvent avoir de lourdes conséquences sur la vie quotidienne : troubles du sommeil, fatigue, dépression, peur de l’avenir.

Ils peuvent survenir à tout âge, mais sont plus fréquents après 60 ans, associés à la presbyacousie ou liés à une exposition récente ou ancienne à un bruit nocif. Ils apparaissent spontanément ou suite à un choc sonore, un épisode de stress ou une dépression.

Vite oubliés... ou intolérables

La tolérance aux acouphènes est très variable selon les individus : environ 25 % des personnes atteintes les vivront comme un handicap important, parfois insupportable.

Le rôle du cerveau semble central dans la perception des acouphènes. Certaines personnes les perçoivent occasionnellement, sans y attacher d’importance particulière. Ils sont parfois permanents, aussi bien le jour que la nuit : « on ne peut même pas se boucher les oreilles ». Ils peuvent être perçus de façon plus prononcée dans les ambiances calmes ou silencieuses (qui peuvent devenir insupportables), ou sont au contraire accentués par le bruit environnant.

Chez certaines personnes, ils sont atténués par la distraction que procurent les activités de la vie quotidienne. D’autres ne parviennent pas à les oublier, et leur associent parfois des émotions angoissantes (peur de les voir s’accentuer, peur de la maladie, de la folie) qui les rendent d’autant plus difficiles à tolérer : l’état psychologique d’une personne ou la fatigue peuvent sensiblement accentuer les acouphènes.
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Voir également le site de France Acouphènes.