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Ménopause et ostéoporose

L‘impact de la ménopause

La masse osseuse se stabilise vers l’âge de 20 ans. Elle diminue de façon naturelle à partir de la trentaine, d’abord lentement, puis plus rapidement après la ménopause, en raison du déficit en œstrogènes : la perte est très rapide dans les deux années suivant l’arrêt des règles.

Cette diminution peut causer des douleurs osseuses, mais entraîne surtout une élévation des risques de fracture : celle du poignet, vers 55-60 ans ; le tassement vertébral, aux alentours de 65-70 ans, qui se manifeste le plus souvent par un lumbago, parfois par une simple diminution de taille ; la fracture du col du fémur, aux alentours de 75-80 ans, touchera une femme sur six après 70 ans.

A partir de la ménopause, quatre femmes sur dix souffriront avant la fin de leur existence d’une fracture par fragilité osseuse due à l’ostéoporose. Ces fractures peuvent sérieusement détériorer la qualité de vie (douleurs, impotence…), mais aussi, dans le cas du col du fémur, faire courir un risque mortel.

En présence de l’un de ces problèmes, l’examen radiologique de densitométrie osseuse (qui mesure la densité de l’os au niveau de la hanche et de la vertèbre) permet de vérifier s’ils sont causés par l’ostéoporose. En cas d’antécédents familiaux, cet examen doit faire partie des bilans médicaux servant au suivi de la ménopause (voir la rubrique Le premier bilan).

Les facteurs de risques

Ils sont multiples :
- des antécédents familiaux d’ostéoporose ;
- l’avancée en âge (le risque double tous les dix ans) ;
- une puberté tardive ou une ménopause précoce (avant 40-45 ans), sans traitement substitutif de la ménopause ;
- une absence prolongée de règles (aménorrhée) avant la ménopause, pendant plusieurs années ;
- une faible activité physique ou l'alitement ;
- une carence en calcium et/ou en vitamine D ;
- la malnutrition, une maigreur excessive, une perte de poids importante après la ménopause ;
- le tabac et l’alcool ;
- certains traitements (cortisone).

La prise en charge

De façon préventive, on consommera des aliments riches en calcium (un produit laitier par repas), et on pratiquera une activité physique de façon régulière.

Au niveau thérapeutique, les œstrogènes utilisés dans les traitements hormonaux de substitution (THS) sont efficaces contre la perte osseuse pendant toute la durée de leur administration.

L’ostéoporose seule n’est cependant pas une indication suffisante, en raison des risques induits par les THS (voir la rubrique Les risques du traitement) ; de plus, les fractures surviennent généralement plus tardivement, après la fin du THS.

L’utilisation de traitements agissant spécifiquement sur les os est donc dans ce cas préférable. Des apports en calcium et en vitamine D (surtout en cas de manque d’exposition au soleil) peuvent être utiles.
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L'ostéoporose est une maladie générale du squelette. Elle se caractérise par une diminution de la masse osseuse et par une altération de la micro-architecture osseuse, conduisant à une augmentation de la fragilité des os et à l'accroissement du risque de fracture. Chez la femme, la perte osseuse s'accélère à la ménopause : 3 à 5 % pendant deux à trois ans, puis 1 à 2 % dans les cinq à dix ans suivants, avant de se stabiliser autour de 0,5 à 1 % par an. Chez les personnes de plus de 70 ans, la perte osseuse est aggravée par la carence en calcium et en vitamine D.
Voir également notre dossier sur l'ostéoporose.