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 La prise en charge |
Une fois présentés les intérêts et les risques du traitement, comment se décider ? Premier point : vous avez tout le temps d’en discuter avec votre médecin pour qu’il vous explique bien votre situation.Une réponse adaptée à chaque situation Selon le stade de votre ménopause, le traitement proposé sera différent. Votre médecin peut aussi ne pas vous en prescrire, et vous donner rendez-vous quelques mois plus tard. Vous pourrez également préférer ne pas en prendre, si les symptômes sont inexistants ou légers. Un bilan médical est dans tous les cas indispensable, en raison des risques accrus que présente pour la santé cette période de la vie.
Une mise en route précoce du traitement (au début de la ménopause) peut accentuer ses bienfaits dans certains domaines : risques cardio-vasculaires, prévention de l’ostéoporose…
Les médicaments se présentent sous différentes formes : les œstrogènes sous forme de comprimés, de gel à appliquer sur la peau, de timbres cutanés (patchs), de sprays à inhaler (aérosol nasal) ; la progestérone sous forme de comprimés ; des traitements associant les deux sous forme de comprimés ou de timbres. Il n’y a que l’expérience qui vous permettra, avec votre médecin, de trouver la bonne forme et le bon dosage, surtout en début de traitement.Afin de limiter les risques, on privilégie les traitements les plus courts possible (2 à 3 ans suffisent en général) avec des dosages minimaux. Le traitement peut être interrompu et recommencé en fonction des besoins, et adapté au cours du temps. Ne pas hésiter à consulter à nouveau son médecin en cas de problèmes : des symptômes (bouffées de chaleur) qui persistent peuvent indiquer un sous-dosage ; des symptômes congestifs (prise de poids, tension des seins ou gonflements) peuvent être dus à un surdosage.
La durée du traitement est variable, en fonction de la persistance des symptômes. L’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) préconise une interruption du traitement pendant quelques jours ou quelques semaines tous les ans, afin de vérifier si les symptômes persistent et d'éventuellement arrêter le traitement s'il n'a plus d'utilité.
Si votre état de santé vous interdit de prendre un traitement substitutif, sachez que d’autres solutions existent ou sont expérimentées. L’essentiel est de continuer son suivi médical : - dépister les cancers du sein, de l’utérus, du côlon... - conserver une bonne hygiène de vie ; - aborder les problèmes sans gêne avec votre médecin : il est là pour cela ! |
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