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Les risques du traitement

Les contre-indications strictes au THS

Un cancer du sein ou de l’utérus interdisent le recours au THS : les œstrogènes, en favorisant le développement de la glande mammaire, risquent d’accélérer un nouveau processus cancéreux. C’est pourquoi un bilan est indispensable avant de commencer le traitement, afin de dépister ces types de cancers.

Le THS est également contre-indiqué en cas de phlébite récente, en raison d’un risque de rechute au cours de la première année de traitement. Le nombre de phlébites et d'embolies pulmonaires (formation et éventuelle migration de caillots dans les veines, principalement dans les membres inférieurs) est 2 à 3 fois plus important chez les femmes sous THS que chez les femmes non traitées, surtout lors de la première année de traitement.

Une atteinte sévère du foie interdit la prise d’œstrogènes, et cela tant que le bilan sanguin hépatique (dosage des transaminases et des Gamma-GT) ne sera pas revenu à la normale.

Les contre-indications moins strictes

On peut citer d'éventuels antécédents familiaux d'accidents cardio-vasculaires ou de facteurs de risque dans ce domaine (hypertension artérielle importante et mal stabilisée par le traitement, diabète compliqué ou mal équilibré, etc.).

Certaines affections gynécologiques comme les fibromes, l’endométriose ou les mastopathies cessent d’évoluer à la ménopause ; il est donc inutile de risquer de les relancer avec un traitement hormonal, sauf cas particulier.

Une autre précaution est de ne jamais utiliser de fortes doses d’hormones, surtout chez les femmes de plus de 60 ans.

Les risques liés au traitement lui-même

Une discussion est actuellement toujours en cours sur le risque de cancer du sein lié au THS lui-même. Les études menées sur cette question ont montré une augmentation de 2 % de la fréquence de survenue d’un cancer du sein chez des femmes traitées depuis 10 ans ou plus par un THS, par rapport à des femmes non traitées. On ne constate pas d’augmentation du risque après 5 ans de traitement ; au-delà de 5 ans, il semble augmenter légèrement.

L’interprétation de ces chiffres n’est pas aisée. Certains considèrent que le traitement ne serait pas à l’origine de ces cancers, mais pourrait développer des lésions existantes ; de plus, un meilleur suivi médical des femmes traitées pourrait expliquer la découverte d’un nombre de cas légèrement supérieur. On notera à ce propos que le pronostic est meilleur pour les cancers découverts chez les femmes sous THS.

En l’absence de certitudes médicales, on considère que le THS doit être le plus court possible, les risques de cancers du sein semblant augmenter avec la durée du traitement. Un suivi médical strict sera respecté, avec une mammographie tous les deux ans. Le risque accru disparaît dans les années qui suivent l’arrêt du traitement.

On relève des risques de phlébite et d’embolie pulmonaire, dans le cas d’œstrogènes pris sous forme de comprimés. En cas de phlébite ancienne, on pourra envisager le traitement en administration cutanée ou nasale. Le traitement sera interrompu préventivement en cas d’intervention chirurgicale ou d’alitement prolongé.

On ne constate pas de prise de poids liée au traitement. Certaines études montreraient même le contraire : le THS préserve la silhouette féminine en évitant l’accumulation des graisses au niveau abdominal.

Voir aussi les 12 recommandations de l'Afssaps.
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